jeudi 12 mars 2026
Municipales 2026 : à Lyon, Grégory Doucet lance sa campagne face à Jean-Michel Aulas

Municipales 2026 : à Lyon, Grégory Doucet lance sa campagne face à Jean-Michel Aulas

par Rédaction Figures Publiques
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Le maire sortant de Lyon, Grégory Doucet, a officiellement lancé sa campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Face à lui, l’ancien dirigeant de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, est donné favori dans plusieurs enquêtes d’opinion et bénéficie du soutien des principales formations de la droite et du centre.

Le meeting de lancement du maire écologiste s’est tenu samedi 17 janvier au Sucre, dans le quartier de la Confluence. Devant environ 800 personnes, Grégory Doucet a présenté les grandes orientations de son projet municipal, en mettant en avant une « ville apaisée et protectrice » et une politique locale axée sur la solidarité et l’inclusion. Le maire sortant a évité toute attaque personnelle contre son principal concurrent, affirmant vouloir inscrire la campagne sur le terrain des projets et des valeurs.

À la tête d’une liste d’union de la gauche réunissant Les Ecologistes, le Parti socialiste, les communistes, Place publique, Génération.s et L’Après, Grégory Doucet entend défendre le bilan du mandat écoulé et prolonger certaines mesures emblématiques. Parmi les premières annonces figurent la création d’une mutuelle municipale, l’ouverture de dix centres de santé et la poursuite de l’encadrement des loyers. Le maire a également confirmé la mise en place d’un fonds dédié à la rénovation thermique des logements.

Ces orientations s’opposent aux propositions portées par Jean-Michel Aulas, qui critique régulièrement la politique municipale actuelle et défend une approche plus entrepreneuriale de la gestion de la ville. Soutenu par Les Républicains, l’UDI, le MoDem, Horizons et Renaissance, l’ancien chef d’entreprise a notamment proposé la construction d’un tunnel routier de huit kilomètres sous Lyon, estimé entre 2 et 4 milliards d’euros, afin de désengorger le trafic autour de Fourvière. Une option que le maire sortant a explicitement rejetée lors de son meeting.

La campagne s’ouvre toutefois dans un contexte politique fragmenté à gauche. Outre la liste conduite par Grégory Doucet, plusieurs candidatures concurrentes sont annoncées, notamment celles d’Anaïs Belouassa-Cherifi pour La France insoumise, de Nathalie Perrin-Gilbert, soutenue par le Parti radical de gauche, et de Georges Képénékian. Cette dispersion alimente les interrogations sur la capacité de la gauche lyonnaise à mobiliser son électorat au premier tour.

Le meeting a également été marqué par la prise de parole d’Amine Kessaci, militant marseillais dont le frère a été assassiné en novembre 2025 dans un contexte de narcotrafic. Sa présence a permis au maire sortant d’aborder les questions de sécurité. Grégory Doucet a annoncé le renforcement de la police municipale et la création d’une brigade dédiée à la lutte contre les incivilités, tout en rappelant les dispositifs existants d’accompagnement des victimes.

À deux mois du scrutin, le maire sortant doit désormais convaincre au-delà de son socle électoral pour espérer déjouer les pronostics. La confrontation avec Jean-Michel Aulas, qui se présente comme un candidat sans étiquette et met en avant son expérience de dirigeant, structure déjà une campagne appelée à se durcir à mesure que l’échéance approche.

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