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Mathieu Klein, le maire de Nancy qui veut peser au-delà de sa ville

par Rédaction Figures Publiques
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Portrait de Mathieu Klein, maire de Nancy et président du Grand Nancy, figure socialiste engagée dans les politiques sociales et la transition écologique, aussi président du Haut Conseil du travail social.

Maire de Nancy et président de la Métropole du Grand Nancy depuis 2020, Mathieu Klein s’est imposé comme l’une des figures socialistes qui comptent encore dans le paysage local et national. Président du Haut Conseil du travail social, il cherche à articuler action municipale, politiques sociales et transition écologique dans une ville longtemps tenue par le centre droit.

Un socialiste de toujours, enraciné en Lorraine

Né en 1976 en Moselle, issu d’une famille d’enseignants, Mathieu Klein adhère au Parti socialiste dès l’adolescence, dans le contexte du débat sur le traité de Maastricht. Il s’engage dans le militantisme associatif et étudiant, notamment sur la prévention du sida et les questions de discriminations, avant de rejoindre le cabinet du président socialiste du conseil général de Meurthe-et-Moselle, Michel Dinet, dont il devient l’un des proches collaborateurs.

Élu conseiller général en 2004 dans un canton de Nancy, il bat alors le sénateur sortant de droite, puis est réélu en 2011. Jusqu’à son accession à la tête du département, il travaille aussi dans la Mutualité française lorraine sur la prévention santé et l’accès aux soins, ce qui nourrit son profil d’élu social très marqué par les enjeux de pauvreté et de sécurité sociale.

Du département à l’Hôtel de Ville de Nancy

En 2014, à la suite du décès brutal de Michel Dinet, il est élu président du conseil général de Meurthe-et-Moselle, devenant l’un des plus jeunes présidents de département. Il sera reconduit après les élections départementales de 2015. À ce poste, il co-signe deux rapports nationaux sur la lutte contre la pauvreté et l’accompagnement des bénéficiaires du RSA, remis au gouvernement, qui le font connaître au-delà de la Lorraine.

En 2020, il se lance à nouveau à la conquête de Nancy, ville qu’il avait déjà manqué de peu en 2014. Sa liste « Nancy en grand » arrive en tête au premier tour des municipales, puis l’emporte au second après fusion avec les écologistes. Pour la première fois depuis l’après-guerre, la mairie bascule durablement à gauche. Quelques jours plus tard, il est aussi élu président de la Métropole du Grand Nancy.

Des politiques locales marquées par la gratuité et la transition

À la tête de la métropole, Mathieu Klein met en avant une série de mesures symboliques : gratuité du réseau de transports Stan pour les moins de 18 ans résidant dans le Grand Nancy, gratuité pour tous le week-end et extension programmée à certains publics comme les seniors, accès gratuit à plusieurs services publics culturels, et renforcement des investissements dans la végétalisation et la rénovation urbaine.

Cette stratégie, assumée comme un choix de « priorités sociales et écologiques », suppose en parallèle de compenser les pertes de recettes pour les transports et les équipements, dans un contexte de finances locales contraintes. Elle donne aussi lieu à des débats locaux vifs sur la circulation automobile, la place du tram et les chantiers de mobilité dans l’agglomération nancéienne.

Le travail social comme levier d’influence nationale

En parallèle de ses mandats locaux, Mathieu Klein est président du Haut Conseil du travail social (HCTS). À ce titre, il a remis fin 2023 au gouvernement un volumineux Livre blanc du travail social, fruit de contributions de professionnels et d’instances locales, qui formule quatorze recommandations pour revaloriser les métiers du social et renforcer la participation des personnes concernées aux politiques publiques.

Ce document plaide notamment pour de meilleures conditions d’exercice, une revalorisation salariale, une limitation du nombre de situations suivies par travailleur social et une montée en puissance de la « pair-aidance ». Il s’inscrit dans un contexte de crise d’attractivité durable des professions sociales, régulièrement documentée par les études nationales.

Entre ville, métropole et travail social, Mathieu Klein occupe ainsi un espace singulier dans la gauche française actuelle : celui d’un élu très territorialisé, qui mise sur des politiques de services publics concrets, tout en cherchant à peser sur les débats nationaux autour de la pauvreté, du RSA et des métiers du social. Sa capacité à transformer cet ancrage en influence politique plus large dépendra autant des résultats visibles à Nancy que de la traduction concrète des recommandations du HCTS dans les prochaines années.

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