Tiffany Joncour, tête de liste du Rassemblement National pour les élections métropolitaines de 2026, a dévoilé un plan de réforme de la politique du logement pour la Métropole de Lyon. Cette proposition s’articule autour de six axes majeurs visant à répondre à la crise immobilière locale, marquée par une hausse des loyers et une raréfaction de l’offre.
Le programme prévoit en premier lieu un renforcement des contrôles des ressources au sein du parc social. L’objectif affiché est d’organiser la sortie des ménages dont les revenus ont augmenté pour libérer des places pour les familles les plus modestes. En matière de sécurité, la candidate préconise l’expulsion systématique des locataires responsables de troubles graves à l’ordre public, de trafics ou d’impayés répétés, afin de garantir la tranquillité des résidences.
Concernant l’attribution des logements, le plan propose d’instaurer une priorité pour les résidents et les travailleurs du territoire métropolitain. Une attention particulière est portée aux professions dites de première ligne, comme les forces de l’ordre, les soignants et les personnels éducatifs. Parallèlement, Tiffany Joncour souhaite encourager l’accession à la propriété des locataires HLM en exonérant les ventes des droits de mutation perçus par la collectivité.
Sur le volet économique, la candidate du Rassemblement National appelle à la suppression de l’encadrement des loyers. Selon elle, ce dispositif freine la construction et l’investissement immobilier dans la métropole. Elle propose également une simplification du dispositif ÉcoRénov’ via la création d’un guichet unique et d’outils numériques pour accélérer les chantiers de rénovation énergétique chez les propriétaires privés.
« Notre objectif est clair : remettre la politique du logement au service des habitants de la Métropole, garantir la justice dans les attributions, restaurer la tranquillité dans les résidences et relancer l’offre immobilière », indique Tiffany Joncour. Ce plan s’inscrit dans une stratégie globale de campagne visant à modifier la gestion du parc immobilier et les priorités d’investissement de la collectivité lyonnaise.
