Le dernier conseil municipal de la mandature s’est tenu ce jeudi 22 janvier à Lyon dans une ambiance de fin de cycle marquée par de vives tensions politiques. David Kimelfeld, ancien président de la Métropole de Lyon et conseiller municipal depuis 2011, a profité de cette ultime séance pour livrer une analyse sévère de la situation locale à quelques semaines du scrutin municipal. Selon les informations rapportées par Le Progrès, l’élu a ciblé tant le maire sortant que son principal concurrent.
Concernant Grégory Doucet, candidat écologiste à sa propre succession, David Kimelfeld a critiqué une méthode de gouvernance qu’il juge fermée. Il a notamment reproché au maire sa pratique du pouvoir, incapable d’écouter au-delà de sa base. Pour l’ancien président de la Métropole, cette approche a provoqué un sentiment de rupture avec une partie de la population. Il affirme que la municipalité actuelle a fabriqué du rejet et pris le risque de favoriser le retour de la droite en raison d’une exaspération citoyenne croissante.
L’élu ne s’est pas montré plus clément envers Jean-Michel Aulas, candidat de la liste Coeur Lyonnais soutenu par la droite et le centre. David Kimelfeld a fustigé l’inconsistance des idées et les mensonges qu’il attribue au programme de l’ancien président de l’Olympique Lyonnais. Il a particulièrement visé le projet de méga-tunnel sous la colline de Fourvière, un dispositif qu’il qualifie de périmé avant même son lancement. David Kimelfeld soutient que le coût de cette infrastructure est sous-évalué et se traduira inévitablement par la mise en place d’un péage pour les usagers.
Au-delà des questions de mobilité, David Kimelfeld a rappelé des incidents récents, dénonçant les propos sexistes tenus par un proche de Jean-Michel Aulas à l’encontre de la députée Anaïs Belouassa-Cherifi. Pour l’élu, la gestion d’un territoire comme Lyon exige de la nuance, de la solidité et une forme de décence politique. Il a conclu son intervention par une mise en garde adressée aux électeurs, les invitant à réfléchir à deux fois avant de confier les clés de cette ville à celui que beaucoup voient comme une providence.
Cette séance du jeudi 22 janvier clôt officiellement les débats de l’assemblée municipale actuelle. Les candidats entrent désormais dans la phase finale de la campagne électorale. Les citoyens lyonnais seront appelés aux urnes dans les prochaines semaines pour désigner l’équipe qui dirigera la ville et la métropole pour les six prochaines années.
