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L’ex-préfète de Meurthe-et-Moselle rejoint Éric Ciotti à Nice, et quitte la neutralité des hauts fonctionnaires

par Rédaction Figures Publiques
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Françoise Souliman, ancienne préfète de Meurthe-et-Moselle, rejoint la liste d’Éric Ciotti pour les municipales de 2026 à Nice. Numéro 2 sur la liste et pressentie comme future adjointe à la Sécurité, elle quitte la neutralité des hauts fonctionnaires pour s’engager dans une campagne très marquée par les enjeux d’ordre public.

L’information a fait tiquer plus d’un observateur à Nancy. Selon L’Est Républicain, Françoise Souliman, 64 ans, ancienne préfète de Meurthe-et-Moselle, a confirmé qu’elle rejoignait la liste d’Éric Ciotti pour les municipales de 2026 à Nice. Le quotidien parle d’une nouvelle « officielle » qui « laisse un brin pantois », tant ce passage assumé d’une haute fonctionnaire à la politique partisane reste rare et symbolique.

Une ex-préfète du 54 propulsée numéro 2 à Nice

D’après Nice-Matin, Françoise Souliman figurera en deuxième position sur la liste d’Éric Ciotti, candidat de l’Union des droites pour la République, allié au Rassemblement national. En cas de victoire, elle deviendrait adjointe chargée de la Sécurité à la mairie de Nice.

Le journal rappelle qu’elle connaît déjà bien la Côte d’Azur. Elle a été sous-préfète des Alpes-Maritimes entre 2004 et 2007, avant de poursuivre une carrière de préfète, notamment en Ardèche puis en Meurthe-et-Moselle. Elle a aussi exercé au ministère de l’Intérieur aux côtés de Charles Pasqua dans les années 1990, ce qui lui vaut aujourd’hui l’étiquette de spécialiste de l’ordre public.

Jusqu’à très récemment, elle pilotait l’organisation de la sécurité du G7 prévu à Évian en 2026, une mission de confiance confiée par l’État. Elle affirme dans Nice-Matin avoir quitté cette fonction sans hésiter pour rejoindre la campagne niçoise, parlant d’un « défi » qu’elle ne voulait pas laisser passer.

Une « madame sécurité » au cœur du discours de Ciotti

Éric Ciotti a construit une large partie de sa candidature sur la question de l’insécurité à Nice. Toujours selon Nice-Matin, il explique que « le rétablissement de l’ordre » sera « une priorité absolue » en cas de victoire, et assume un discours de « quoi qu’il en coûte sécuritaire ». Il cite la fusillade mortelle d’octobre 2025 au quartier des Moulins ou l’incendie dramatique de 2024 dans ce même secteur pour justifier une ligne de fermeté maximale.

Dans cette stratégie, le rôle de Françoise Souliman est central. Elle doit incarner la compétence technique et l’expérience de terrain. Nice-Matin la présente comme « spécialiste des questions de sécurité » et rapporte ses propres mots: la politique n’est « pas un choix facile pour un haut fonctionnaire », mais elle dit partager les « valeurs gaullistes » d’Éric Ciotti et estime que « la ville mérite une meilleure organisation en matière de sécurité ».

Selon Nice-Presse, le candidat prévoit de doubler les effectifs de la police municipale sur le terrain, de développer encore la vidéosurveillance, de créer une antenne municipale dédiée aux cybermenaces, de pousser pour une nouvelle maison d’arrêt et un centre de rétention administrative à proximité de l’aéroport. La future adjointe à la Sécurité serait chargée de porter et d’incarner ce paquet de mesures devant les Niçois.

Un choix qui brouille un peu plus la frontière entre État et politique

Pour les habitants de Meurthe-et-Moselle, l’effet de contraste est saisissant. Celle qui représentait encore récemment l’État dans le département, avec le devoir de neutralité qui va avec la fonction, choisit désormais d’apparaître sur l’affiche d’un candidat clairement positionné à droite dure, allié au Rassemblement national. L’Est Républicain souligne d’ailleurs que cette décision marque une rupture nette avec la réserve traditionnellement attendue des membres du corps préfectoral.

En s’adossant à une ancienne préfète, Éric Ciotti donne du poids à son discours sur la sécurité en s’appuyant sur une responsable qui connaît les rouages de l’État de l’intérieur. Ce ralliement contribue aussi à rendre plus floue la frontière entre haute fonction publique et engagement partisan, au moment où la neutralité des préfets et ex-préfets fait déjà l’objet de débats réguliers. Il lui permet enfin de se présenter comme capable d’attirer des profils issus de l’appareil d’État, et pas seulement des cadres politiques de son camp.

Un cas qui sera scruté à Nancy comme à Nice

Au-delà des lignes partisanes, le choix de Françoise Souliman sera suivi de près dans deux villes: Nice, où elle doit aider Éric Ciotti à contester un maire solidement installé; Nancy, où l’on voit partir une ancienne représentante de l’État vers un projet municipal très marqué politiquement.

Pour l’instant, la principale intéressée assume ce virage, parle de « défi » et de « choix de coeur », et assure qu’elle veut mettre son expérience au service des Niçois. Les urnes de mars 2026 diront si ce pari paye, ou s’il restera comme un épisode de plus dans la longue histoire des allers-retours entre la haute fonction publique et la politique locale.

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