dimanche 8 février 2026
Éric Le Jaouen candidat aux élections municipales 2026 est l'invité de Parler Vrai

Éric Le Jaouen candidat aux élections municipales 2026 est l’invité de Parler Vrai

par Rédaction Figures Publiques
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Liste des candidats pour la campagne de Saint-Étienne :

logo lo lutte ouvriereBrossard RomainLOdéclaré
logo dvdChassaubéné MarcDVDdéclaré
logo lr les republicainsCinieri DinoLRdéclaré
logo rn rassemblement nationaleJousserand CorentinRNdéclaré
logo ps parti socialisteJuanico RégisPSdéclaré
logo municipales2026Labich SihamMoDem diss.déclaré
logo horizonsLe Jaouen ÉricHorizonsdéclaré
logo lfiMercier ValentineLFIdéclaré

Candidat aux élections municipales de 2026 à Saint-Étienne, Éric Le Jaouen, chef de file du parti Horizons dans la ville, était l’invité de l’émission Parler Vrai, animée par Gilles Charles. Chef d’entreprise de formation, engagé pour la première fois dans une élection municipale, il revient sur les raisons de sa candidature, son positionnement politique et les grands axes du projet qu’il entend porter.

Né et installé à Saint-Étienne depuis plus de cinquante ans, Éric Le Jaouen explique sa démarche par un attachement personnel à la ville et par le constat d’un déclin progressif. Selon lui, la situation actuelle ne peut être traitée par des ajustements à la marge. Il estime nécessaire d’ouvrir un nouveau cycle municipal, fondé sur une méthode différente et une équipe renouvelée.

Issu du monde de l’entreprise, il revendique ne pas être un « politicien professionnel ». Après une candidature aux élections législatives, cette échéance municipale constitue sa première expérience locale. Il affirme ne pas poursuivre de trajectoire politique nationale et dit vouloir concentrer son engagement sur Saint-Étienne et ses habitants.

Interrogé sur l’épisode du collectif de centre et de droite apparu puis dissous au printemps dernier, Éric Le Jaouen évoque des désaccords de fond. Il explique avoir quitté cette initiative en raison de divergences sur le positionnement politique et sur la composition de l’équipe. Il assume un ancrage à droite et considère qu’un projet de premier tour doit être cohérent sur le plan idéologique. Il insiste également sur sa volonté de ne pas reconduire des élus issus des majorités municipales précédentes, estimant qu’un renouvellement réel est indispensable pour « tourner la page ».

Concernant son lien avec Horizons, Éric Le Jaouen précise être adhérent du parti et reconnu comme chef de file local, sans pour autant disposer à ce stade d’une investiture nationale formelle. Il souligne que sa démarche dépasse les appareils partisans et repose avant tout sur un rassemblement local de Stéphanoises et de Stéphanois partageant une même vision de la ville.

Sur la question des soutiens nationaux, le candidat se montre réservé. Il indique ne pas avoir sollicité de figures politiques extérieures et juge que la crédibilité d’une candidature municipale repose d’abord sur l’ancrage local et l’adhésion des habitants, plus que sur l’appui de personnalités nationales.

Au cœur de son projet, Éric Le Jaouen place la sécurité, qu’il présente comme une condition préalable à toute relance. Il défend la mise en place d’une police municipale de proximité, fondée sur la présence humaine plutôt que sur des dispositifs automatisés. Selon lui, cette orientation relève d’un choix politique et non d’un surcoût pour le contribuable, par un redéploiement des moyens existants.

Il évoque également la propreté et l’entretien de l’espace public comme des leviers essentiels pour améliorer le cadre de vie. Sur le plan économique, il plaide pour un « nouveau pacte » avec les entreprises, afin de recréer de l’emploi au cœur de la ville. Il critique la concentration progressive de l’activité économique en périphérie et défend une stratégie de réimplantation d’emplois dans le centre-ville, notamment sur des sites structurants comme celui de la Charité, mêlant logements et activités économiques.

Éric Le Jaouen insiste sur la nécessité de créer un environnement favorable aux entrepreneurs, citant l’accessibilité, le stationnement, la sécurité et des coûts maîtrisés comme critères déterminants. Il estime que le rôle du maire n’est pas de se substituer aux acteurs économiques, mais de créer les conditions permettant leur développement.

Sur les relations avec Saint-Étienne Métropole, il souhaite que la ville redevienne une « locomotive » pour le territoire, estimant qu’elle ne joue plus aujourd’hui ce rôle moteur. Il affirme vouloir renforcer les coopérations avec les communes voisines et les intercommunalités, dans une logique d’équilibre territorial.

Abordant les thématiques de l’attractivité et de la convivialité, le candidat considère que les Stéphanois n’ont pas perdu leur identité, mais que des freins liés à la sécurité et à la mobilité limitent les usages. Il appelle à une meilleure organisation des flux et des espaces pour favoriser le retour des habitants et des consommateurs dans le centre-ville.

Concernant le commerce, il se refuse à proposer des solutions miracles. Il rappelle que les commerçants attendent avant tout des conditions favorables à leur activité. Selon lui, la municipalité doit se concentrer sur la création d’un écosystème propice à la fréquentation et à la consommation, laissant aux professionnels la maîtrise de leur modèle économique.

Sur l’enseignement supérieur et l’emploi des jeunes, Éric Le Jaouen constate que de nombreux étudiants quittent la ville après leurs études. Il plaide pour un rapprochement accru entre les formations et les entreprises locales, en particulier dans les filières professionnelles industrielles, qu’il juge porteuses d’opportunités.

Il évoque enfin la Cité du design, qu’il considère comme un atout important mais insuffisamment connecté au tissu économique local. Il souhaite renforcer les liens entre cet équipement et les entreprises du territoire, afin d’en améliorer l’impact et la lisibilité.

À l’approche du scrutin, Éric Le Jaouen affiche clairement son objectif : remporter l’élection. Face à la multiplication des listes à droite, il se présente comme le candidat d’une « rupture tranquille », excluant à la fois la continuité de l’ancienne majorité et les propositions des extrêmes. Il affirme vouloir incarner une alternative claire dès le premier tour, avant d’envisager un rassemblement plus large au second.

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