Liste des candidats pour la campagne de Toulouse :
| PS | déclaré | |
| Reconquête ! | déclaré | |
| RN | déclaré | |
| LR | déclaré | |
| RP | déclaré | |
| indéterminé | déclaré | |
| LFI | déclaré | |
| indéterminé | déclaré |
À quelques semaines du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, François Piquemal, tête de la liste « Demain Toulouse », a présenté un dossier détaillé axé sur la refondation démocratique de la Ville rose. Ce programme propose une rupture nette avec la gouvernance actuelle en s’appuyant sur cinq piliers stratégiques visant à transformer les institutions locales.
Le candidat, soutenu par La France Insoumise et une partie de la gauche écologiste, place l’exemplarité au cœur de son projet. Il annonce la mise en place d’une transparence totale sur les finances publiques, incluant la publication régulière des frais des élus et des subventions.
Un cadre marqué par des procédures judiciaires
Cette volonté de transparence s’inscrit dans un climat politique local tendu. Le dossier de « Demain Toulouse » rappelle plusieurs affaires ayant touché l’actuelle majorité de Jean-Luc Moudenc. Parmi elles, la condamnation en première instance de Laurence Arribagé en 2024 pour déstabilisation politique, ainsi qu’une plainte déposée par l’association Anticor en juin 2025 pour détournement de fonds publics visant le maire sortant.
Le parquet de Toulouse s’étant dessaisi, l’enquête a été dépaysée à Auch en octobre 2025. Ces éléments servent d’argumentaire à François Piquemal pour justifier la nécessité d’un « audit citoyen » des finances locales dès le début du prochain mandat.
Vers une « parité sociale » et des instances de quartier
L’une des propositions phares de la liste est l’instauration de la parité sociale. Selon les chiffres avancés par « Demain Toulouse », le conseil municipal actuel ne compterait que 3 % de personnes issues des catégories populaires, contre 30 % dans la population réelle. La liste de François Piquemal revendique, quant à elle, une composition plus proche de la sociologie toulousaine avec 24 % de profils issus de ces classes.
Pour ancrer cette démocratie sur le terrain, le programme prévoit la création de 60 « coopératives de quartier ». Ces instances, dotées d’un budget de fonctionnement annuel compris entre 500 000 euros et 1 million d’euros, auraient un pouvoir décisionnel sur l’urbanisme et la mobilité. Elles seraient ouvertes à tous les résidents de plus de 16 ans, y compris les personnes étrangères ou sans-papiers, sur le principe « une personne, une voix ».
Le référendum et la révocabilité des élus
Enfin, « Demain Toulouse » souhaite faire de la ville un laboratoire de la participation directe en instaurant le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) municipal. Une plateforme numérique sécurisée permettrait de déclencher des consultations locales sur les grands projets structurants dès qu’un seuil de signatures serait atteint.
