Liste des candidats pour la campagne de Lyon :
| DVD | déclaré | |
| LFI | déclaré | |
| DVG | déclaré | |
| Les Écologistes | déclaré | |
| indéterminé | déclaré | |
| DVG | déclaré | |
| LR | déclaré |
Pour la première fois depuis le lancement de la campagne des élections municipales et métropolitaines de 2026, la Ville et la Métropole de Lyon portent conjointement des propositions programmatiques. Le logement constitue le premier terrain de communication commune des majorités sortantes.
Jusqu’ici, les exécutifs écologistes de la Ville et de la Métropole de Lyon avaient mené des prises de parole distinctes, contrairement au duo formé par Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli, candidats déclarés pour les deux collectivités. Si Grégory Doucet et Bruno Bernard n’ont pas encore communiqué ensemble publiquement, le thème du logement marque une première convergence officielle de leurs propositions.
Après l’extension de l’encadrement des loyers à l’échelle métropolitaine et la mise en place de dispositifs municipaux de garantie et d’assurance, les exécutifs sortants annoncent désormais des mesures axées sur le coût des charges et le confort thermique des logements.
La Métropole de Lyon prévoit ainsi d’accélérer le déploiement des réseaux de chaleur urbains. L’objectif affiché est de doubler le nombre de logements raccordés, passant de 124 000 à 250 000. Le projet inclut notamment le raccordement des territoires de Saône-Yzeron, avec une extension vers les 5e et 9e arrondissements de Lyon, ainsi que le plateau Nord, connecté aux 1er et 4e arrondissements. À l’échelle de la Ville, le nombre de foyers desservis devrait atteindre 110 000 logements d’ici 2032. Selon Renaud Payre, vice-président de la Métropole en charge du logement social, ces raccordements permettraient une économie annuelle moyenne comprise entre 300 et 500 euros par foyer.
Autre mesure avancée : la création d’un fonds dédié à l’amélioration du confort thermique d’été. Ce dispositif viserait à soutenir financièrement les propriétaires occupants, sous conditions de ressources, ainsi que les bailleurs, pour des travaux légers et rapidement réalisables. Ce fonds viendrait en complément du programme Ecorenov’, destiné aux rénovations de plus grande ampleur. La mise de départ évoquée s’élèverait à 500 000 euros, avec une enveloppe appelée à évoluer en fonction du nombre de dossiers déposés.
Sur le logement social, Grégory Doucet fixe un objectif de long terme, dans un contexte marqué par les difficultés de production rencontrées durant le mandat en cours. Le maire de Lyon affiche la volonté de faire passer la part de logements sociaux de 24 % à 30 % à l’horizon 2040.
Concernant l’hébergement des publics les plus précaires, sujet récemment au coeur de plusieurs polémiques locales, le maire rappelle les actions engagées par la Ville. Il évoque la création de 700 à 800 places supplémentaires durant le mandat et une augmentation significative du budget consacré à l’hébergement d’urgence, porté à 2,5 millions d’euros. « Est-ce suffisant ? Non », reconnaît-il, tout en affirmant que le prochain mandat ne sera « pas celui du renoncement à l’humanisme ».
