La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé jeudi 29 janvier l’ouverture de 5 500 places en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) pour la rentrée 2026. Cette mesure, dotée de 215 millions d’euros, vise à répondre à la pénurie de soignants dans les territoires.
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a confirmé jeudi 29 janvier l’ouverture de 5 500 places supplémentaires en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) pour l’année 2026. Cette annonce, faite initialement sur l’antenne d’ICI Champagne-Ardenne, a été précisée par un communiqué du ministère. Ces nouvelles capacités d’accueil seront accessibles via la plateforme Parcoursup dès le mois de mai 2026.
Ce renforcement des effectifs s’inscrit en parallèle du déploiement des « Maisons France Santé ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé le 13 septembre 2025 à Mâcon l’objectif de bâtir une offre de soins de proximité à moins de 30 minutes de chaque Français. Ce projet prévoit la création de 5 000 structures de santé d’ici 2027. Si ce dispositif est distinct de la capacité d’accueil des IFSI, il dépend directement de la disponibilité future de personnels qualifiés pour armer ces centres de proximité.
Les organisations syndicales nuancent toutefois ces annonces. La Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières (FNESI) accueille favorablement la réforme du diplôme, qui passera à 4 600 heures de formation en 2026, mais s’inquiète d’un calendrier de mise en œuvre jugé trop serré. De son côté, le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) pointe des disparités locales. En dépit des annonces nationales, des régions comme les Pays de la Loire ou le Grand Est signalent des risques de réduction de places, les syndicats redoutant une baisse de 15 à 30 % des capacités par rapport à 2019 en raison de contraintes budgétaires.
Pour soutenir cette hausse des quotas, l’État débloquera une enveloppe de 215 millions d’euros, inscrite au budget 2026. Ce financement vient compléter l’effort des conseils régionaux, responsables des formations sanitaires. Ce protocole, initialement esquissé sous le gouvernement de Jean Castex, doit permettre de stabiliser la démographie infirmière. La réussite de ce plan demeure toutefois liée à l’attractivité réelle du métier, alors que de nombreux postes restent vacants dans les structures hospitalières et libérales.
