Du 1er au 30 novembre, la campagne “Mois sans tabac” fête ses 10 ans et remet le défi collectif au centre du jeu: 30 jours sans cigarette pour décupler les chances d’un arrêt durable. Santé publique France confirme une baisse historique du tabagisme quotidien, mais des inégalités sociales fortes persistent.
En 2023, 31,1 % des 18-75 ans déclaraient fumer, dont 23,1 % au quotidien, plus bas niveau jamais mesuré depuis que cet indicateur existe. L’écart social reste net: 28,9 % de fumeurs quotidiens parmi les revenus les plus faibles, contre 17,3 % chez les plus aisés.
Pourquoi 30 jours comptent
Tenir un mois multiplie par cinq les chances d’arrêter pour de bon, rappelle l’opération Mois sans tabac, qui revendique plus de 1,4 million d’inscriptions depuis 2016.
Ce que propose l’édition 2025
La 10e édition met en avant la fierté d’être “ex”: ex-fumeur, donc exemplaire, extraordinaire… tout en reconnaissant les moments difficiles du sevrage. Objectif: embarquer le plus grand nombre dans un défi commun, avec un accompagnement gratuit et personnalisé.
Des outils gratuits, toute l’année
Inscription en ligne, kit de préparation, application Tabac Info Service, et ligne 39 89 pour joindre un tabacologue: l’arsenal est accessible et déjà ouvert aux inscriptions.
Le Programme national de lutte contre le tabac 2023-2027 vise moins de 5 % de fumeurs chez les jeunes à l’horizon 2032, avec des mesures graduelles (espaces extérieurs sans tabac depuis l’été 2025, lutte contre les produits attractifs, accompagnement renforcé).
Selon l’OCDE, Mois sans tabac génère en moyenne 94 millions d’euros d’économies de santé chaque année entre 2023 et 2050 pour environ 12 millions investis, soit un retour sur investissement d’environ 7 pour 1.
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