Un arrêté préfectoral pour « défaut de fabrication » a entraîné le rappel national de quatre marques d’eau minérale en bouteilles (Perlyne, Mevlana, Munzur, Rosaline). Références concernées, enseignes visées, consignes officielles et calendrier de la procédure : ce qu’il faut savoir avant d’ouvrir un pack.
Quatre marques d’eau minérale font l’objet d’un rappel à l’échelle nationale depuis le 24 novembre. Selon 20 Minutes, il s’agit de bouteilles d’1,5 litre des marques Perlyne, Mevlana, Munzur et Rosaline, commercialisées par packs de six ou douze, rappelées à la suite d’un arrêté préfectoral 2025-808 daté du 17 novembre 2025 pour un « défaut de fabrication ».
Les fiches officielles publiées sur la plateforme publique RappelConso confirment ce dispositif. Pour Rosaline, la fiche de rappel précise que tous les lots de bouteilles de 1,5 litre, vendus en packs de six, portant une date de durabilité comprise entre le 20 juin 2027 et le 6 novembre 2027, sont visés, pour des produits commercialisés du 20 juin au 6 novembre 2025. Le motif retenu est un « arrêté préfectoral 2025-808 du 17/11/2025. Défaut de fabrication », le risque étant classé dans la rubrique « autre risque » avec une description complémentaire laconique : « aucun ». La fiche rappelle néanmoins la consigne suivante : « ne plus consommer », avec remboursement prévu pour les clients.
Le site Allo Docteurs, qui reprend les données de RappelConso, détaille l’ensemble des références concernées. Les eaux minérales Perlyne, Rosaline et Munzur sont conditionnées en bouteilles de 1,5 litre vendues en packs de six, tandis que Mevlana est conditionnée en bouteilles de 0,5 litre vendues en packs de douze. Tous les lots portant une date limite de consommation comprise entre le 20 juin 2027 et le 6 novembre 2027 sont inclus. Allo Docteurs précise que Perlyne a été distribuée sur l’ensemble du territoire, notamment dans les enseignes Auchan, Carrefour Market, Carrefour Contact, Intermarché, Netto, Match et Leclerc, alors que Rosaline a circulé dans un réseau de magasins plus ciblés, principalement dans le Nord.
D’autres médias de consommation confirment ces informations. Magicmaman rappelle que « pas moins de quatre marques sont concernées » et publie les codes-barres associés aux références rappelées : 3770004468003 pour Perlyne, 3592220101508 pour Rosaline, 3760043710027 pour Munzur et 3770019001189 pour Mevlana, avec là encore des dates de consommation allant de juin à novembre 2027. Top Santé résume la situation en expliquant que le rappel touche des packs d’eau vendus chez Auchan, Carrefour, Intermarché, Netto, Match, Leclerc et plusieurs discounters, pour des produits mis en rayon entre le 20 juin et le 6 novembre 2025.
Un point interroge de nombreux consommateurs : la nature exacte du défaut. Sur les fiches officielles, le motif reste formulé de manière générale, sans précision publique sur le problème technique identifié sur la chaîne de conditionnement. La mention d’un « défaut de fabrication » accompagnée d’un risque classé en « autre » et d’une description indiquant « aucun » conduit à une situation paradoxale : les autorités imposent un rappel par précaution, sans communication d’un danger sanitaire avéré, mais en demandant aux consommateurs de ne plus boire l’eau concernée et de contacter le service après-vente.
Concrètement, la conduite à tenir est claire. RappelConso et les sites spécialisés recommandent de vérifier les bouteilles déjà stockées à domicile, d’identifier les marques Perlyne, Mevlana, Munzur et Rosaline, de contrôler les formats et les dates limites de consommation, puis de mettre de côté les lots concernés. Il est demandé de ne plus consommer ces eaux et de rapporter les packs au point de vente pour obtenir un remboursement. Un numéro dédié, le 03 27 77 56 91, est communiqué pour répondre aux questions des clients. La procédure de rappel est annoncée comme active jusqu’à fin janvier 2026, avec une date de clôture fixée au 24 ou au 26 janvier selon les supports, ce qui laisse un délai pour restituer les produits.
Ce rappel intervient dans un pays où l’eau en bouteille occupe une place importante dans les habitudes de consommation. D’après une étude de la Fondation Jean-Jaurès citée par Magicmaman, les Français consomment en moyenne 135 litres d’eau en bouteille par an et 86 % de la population déclare en boire, dont 72 % au moins une fois par semaine. Dans ce contexte, une alerte qui porte non pas sur une marque unique mais sur quatre références issues du même conditionneur renvoie à une question de confiance dans la chaîne industrielle et dans les mécanismes de contrôle.
Les autorités rappellent que le site RappelConso centralise l’ensemble des alertes officielles, qu’il s’agisse de produits alimentaires, de biens courants ou d’articles de puériculture. La procédure suivie pour ces eaux minérales illustre la logique actuelle : un incident identifié sur une production, un arrêté préfectoral pour encadrer la réponse, des fiches publiques détaillées, des consignes de non-consommation et une indemnisation par remboursement. Reste que l’absence de précisions sur la nature exacte du défaut alimente, comme souvent dans ce type de dossier, un mélange de prudence et de frustration chez les consommateurs.
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