Le tribunal administratif de Nancy a annulé ce mercredi l’arrêté du maire de Verdun qui interdisait la tenue d’une messe en hommage au maréchal Philippe Pétain. La justice estime que la municipalité n’a pas apporté la preuve d’un risque avéré de troubles à l’ordre public, condition indispensable pour restreindre une cérémonie religieuse. La ville est condamnée à verser 1 000 euros à l’Association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain (ADMP), organisatrice de l’événement.
La messe, prévue samedi 15 novembre à 10 h 45 à l’église Saint-Jean-Baptiste, suscite chaque année de vifs débats, mais l’édition 2025 cristallise davantage encore les tensions. Le Consistoire israélite lorrain estime qu’il s’agit d’un « moment douloureux » pour la communauté juive et rappelle les responsabilités politiques de Pétain dans la collaboration et les lois antisémites du régime de Vichy. Le maire de Verdun, Samuel Hazard, parle d’un « risque de réhabilitation symbolique d’un personnage condamné par l’Histoire ».
L’ADMP, de son côté, invoque la liberté de culte et la liberté d’association, soulignant que cette messe est organisée depuis 1951 sans interruption. L’association revendique un hommage religieux, assurant ne pas défendre l’héritage politique du régime de Vichy.
Face aux réactions et aux appels à rassemblement, la préfecture de la Meuse a annoncé un renforcement du dispositif de sécurité autour de l’église. Plusieurs unités de police seront déployées afin de prévenir toute perturbation et de maintenir la sérénité des abords du lieu de culte pendant la cérémonie.
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