Une commerçante du quartier Montplaisir (Lyon 8e) doit être entendue par la justice le 22 janvier après la diffusion, sur Facebook, de l’adresse personnelle de Grégory Doucet. Selon Lyon Capitale, Karine Pertus, installée avenue des Frères-Lumière et engagée dans la contestation des travaux menés sur l’axe, est convoquée dans le cadre d’une composition pénale, une procédure proposée par le parquet lorsque l’auteur reconnaît les faits et accepte des mesures en alternative à un procès.
La Ville de Lyon justifie sa démarche en expliquant saisir “systématiquement” la justice quand des publications franchissent un seuil de gravité ou de répétition, et en soulignant que la divulgation d’une adresse constitue “une ligne rouge” car elle expose l’élu et sa famille à un risque de mise en danger. De son côté, la commerçante affirme avoir répondu à un commentaire, avoir supprimé sa publication au bout d’environ une heure, et dit être “dans l’apaisement”, tout en soutenant qu’elle n’avait pas mesuré la portée pénale de ce type de diffusion.
L’épisode s’inscrit dans un climat local déjà tendu autour des aménagements de l’avenue des Frères-Lumière. Lyon Capitale rappelle que Karine Pertus a déjà été condamnée dans une autre affaire, après des propos visant Olivier Berzane, maire du 8e arrondissement, avec notamment une interdiction d’approcher l’élu pendant six mois et l’obligation d’effectuer un stage de citoyenneté.
Sur le plan procédural, la composition pénale est encadrée par le code de procédure pénale: elle peut être proposée à une personne majeure qui reconnaît l’infraction, avec la possibilité d’être assistée par un avocat avant de donner son accord.
