Le paysage toulousain s’est enrichi d’un nouvel espace vert majeur avec l’inauguration, le 31 janvier 2026, du parc Picot de Lapeyrouse. Situé sur l’île du Ramier, à l’emplacement précis de l’ancien Parc des expositions, ce jardin de 7 hectares marque une étape décisive du projet « Grand Parc Garonne », transformant une zone autrefois bitumée en un vaste poumon vert au cœur de la ville.
La métamorphose est radicale : le béton et les parkings ont laissé place à 1,7 kilomètre de cheminements piétonniers et à une végétation dense. Au total, près de 1 900 arbres et plus de 24 000 arbustes ont été plantés, venant renforcer les 130 arbres déjà préservés sur le site. Les essences choisies, telles que les érables de Montpellier, le romarin ou la lavande, ont été sélectionnées pour leur faible consommation en eau, tandis que les berges de la Garonne accueilleront courant 2026 des saules et des peupliers pour consolider la ripisylve.
Loisirs et patrimoine artistique
Le parc se distingue par ses aménagements ludiques et culturels. Une aire de jeux imposante, abritée sous un dôme métallique en forme de volière, propose des toboggans géants et des structures de grimpe. À terme, du jasmin couvrira cette structure pour offrir une ombre naturelle. Pour l’animation estivale, un kiosque à musique doit également ouvrir ses portes prochainement.
Le parcours du promeneur est ponctué d’œuvres d’art :
- La Catalane, sculpture Art Déco de Sylvestre Clerc, trône dans l’axe historique de la piscine Nakache, classée monument historique.
- La Rana, de l’artiste Henri-Georges Adam, est la première d’un ensemble de quatre sculptures monumentales qui seront progressivement installées d’ici 2027.
Un accès facilité
L’accessibilité du parc a été pensée pour les mobilités douces. Deux nouvelles passerelles, dont la passerelle Robert Poujade reliant l’avenue de Muret à l’île, permettent aux piétons et aux cyclistes d’accéder directement au site sans croiser le trafic automobile. Les douves végétalisées à l’entrée marquent la transition entre la ville et cet espace de nature.
Ce projet, d’un montant de 17,6 millions d’euros, bénéficie du soutien de l’Europe via le programme LIFE Green Heart, visant à lutter contre les îlots de chaleur urbains par la renaturation des sols.
