La députée communiste de la 4e circonscription de la Seine-Saint-Denis, Soumya Bourouaha, a tenu sa cérémonie de vœux ce jeudi 29 janvier 2026 à l’espace Paul Éluard de Stains. L’événement a rassemblé près de 250 personnes.
Parmi les invités figuraient notamment Stéphane Peu, député et président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale, Azzédine Taïbi, maire de Stains, Gilles Poux, maire de La Courneuve, ainsi que de nombreux élus locaux, syndicalistes, principalement de la CGT, et représentants du tissu associatif.
La soirée a débuté vers 18h30 par une prestation musicale des élèves du Brass Band du conservatoire municipal de Stains, avant plusieurs interventions syndicales. La députée a ensuite pris la parole pour conclure la cérémonie.
Dans son discours, Soumya Bourouaha a abordé la situation internationale, dénonçant ce qu’elle qualifie d’affaiblissement du droit international et une multiplication des rapports de force à l’échelle mondiale. Elle a évoqué les conflits en Ukraine et à Gaza, ainsi que les situations en Iran, au Soudan et en République démocratique du Congo, appelant à un rôle plus affirmé de la France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a également exprimé son soutien à plusieurs peuples qu’elle estime confrontés à des violations de leurs droits.
La députée a mis en avant l’engagement historique de la Seine-Saint-Denis dans les mobilisations de solidarité internationale, citant notamment des initiatives locales et syndicales. Elle a souligné que, selon elle, la paix devait être envisagée comme un combat politique concret.
Sur le plan national, Soumya Bourouaha est revenue sur la séquence politique ouverte après les élections législatives de 2024. Elle a critiqué les choix de l’exécutif, dénonçant une poursuite des politiques économiques et sociales précédentes, qu’elle estime marquées par l’austérité budgétaire, la fragilisation des services publics et des dispositifs de protection sociale.
Les débats budgétaires ont occupé une place centrale dans son intervention. La députée a notamment dénoncé le recours au 49.3, certaines mesures fiscales, ainsi que le niveau des aides publiques accordées aux entreprises, qu’elle juge insuffisamment conditionnées. Elle a également alerté sur les effets des contraintes budgétaires pesant sur les collectivités territoriales et le tissu associatif local.
Soumya Bourouaha a enfin consacré une partie de son discours à la jeunesse, évoquant la précarité étudiante, la situation des artistes-auteurs, la santé mentale des jeunes et le statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Elle a rappelé plusieurs propositions portées au Parlement, notamment en matière de bourses étudiantes et de droits civiques.
La députée a conclu en réaffirmant son attachement à un travail de terrain, centré sur les problématiques de logement, de services publics et d’accès aux droits dans un département qu’elle a qualifié de particulièrement jeune et socialement exposé. Elle a appelé à une mobilisation politique large face à la montée des idées d’extrême droite.
La soirée s’est achevée par un moment convivial autour d’un buffet.
