Les centres sociaux de Saint-Étienne alertent sur la menace de fermeture des Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP) suite aux baisses de dotations de l’État et du département.
Le secteur de l’action sociale à Saint-Étienne fait face à une situation de tension financière majeure. Ce mardi 20 janvier 2026, les acteurs des centres sociaux et des amicales laïques se sont mobilisés pour alerter sur les conséquences des restrictions budgétaires qui pèsent sur leurs structures. Cette contestation intervient dans un contexte de réduction des dépenses publiques imposé aux collectivités territoriales, impactant directement les services de proximité.
Le point de rupture concerne particulièrement les Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP), qui assurent l’accueil des enfants de 0 à 6 ans. Selon les représentants du secteur, ces coupes budgétaires menacent la pérennité de ces espaces de mixité et de sociabilité essentiels à l’inclusion sociale des familles. Les professionnels redoutent des suppressions de postes et, à terme, la disparition de ces structures qui constituent souvent un rempart contre l’isolement des parents et un soutien éducatif de premier plan.
Face au désengagement de l’État et du département, j’apporte tout mon soutien aux acteurs des centres sociaux qui se mobilisaient cet après-midi à Saint-Étienne pour tirer la sonnette d’alarme contre les coupes budgétaires qui menacent directement les Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP) et plus largement les centres sociaux et amicales.
Andrée taurinya, deputee de la loire
Lors des échanges organisés cet après-midi, des usagers ont témoigné du rôle crucial de ces établissements. Une mère de famille a notamment souligné que ces structures faisaient office de relais social indispensable pour sortir de l’isolement. Pour les organisateurs de la mobilisation, ces difficultés sont la conséquence directe du budget 2025 prévoyant plusieurs milliards d’euros d’économies, une trajectoire qui, selon eux, risque de s’aggraver avec les prochaines orientations budgétaires nationales.
Andrée Taurinya, députée de la Loire, s’est rendue sur place pour exprimer son soutien aux manifestants. Elle a dénoncé le désengagement de l’État et du département face à ces enjeux de solidarité territoriale. La mobilisation des centres sociaux stéphanois s’inscrit dans un mouvement plus vaste de défense des services publics de proximité, alors que de nombreuses structures d’accueil en France signalent des difficultés de fonctionnement similaires.
