Après la condamnation de Gaël Perdriau à cinq ans de prison dont quatre ferme et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire du chantage à la sextape, le magazine people Closer consacre un long article à l’ancien maire de Saint Étienne. L’affaire, déjà très médiatisée sur le terrain judiciaire, bascule désormais aussi dans l’univers de la presse people, tandis que l’élu continue de nier et a fait appel du jugement.
Même la presse people s’invite désormais dans l’affaire Perdriau. Selon le site minformer.com, le magazine Closer a publié un long article illustré sur l’ancien maire de Saint Étienne, avec un titre volontairement provocateur, présenté comme centré sur une « conversation discrète » qui aurait fait basculer le dossier.
D’après minformer.com, l’article de Closer s’ouvre sur les échanges de SMS entre Gaël Perdriau et la victime du chantage, qualifiés de sordides, avant de présenter l’affaire comme « un séisme politique qui a fini par tout emporter ». Le magazine reprend aussi une phrase devenue symbolique du verdict, attribuée à la présidente du tribunal correctionnel de Lyon : « Vous ne pouvez plus être maire de Saint Etienne. »
Ce traitement intervient quelques jours après la lourde condamnation de l’élu. Le 1er décembre, le tribunal correctionnel de Lyon a reconnu Gaël Perdriau « entièrement coupable » de chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics, et l’a condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis, assortis de cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.
L’affaire, commencée comme un dossier politico judiciaire autour d’une sextape visant son ancien premier adjoint Gilles Artigues, a d’abord été couverte par Mediapart puis par de nombreux médias nationaux généralistes avant d’aboutir à cette décision de justice. Gaël Perdriau, qui reste libre dans le cadre d’un mandat de dépôt à effet différé, a annoncé faire appel et continue de clamer son innocence, dénonçant une décision « totalement incompréhensible », comme le rappellent notamment Public Sénat et TF1 Info.
Closer conclut, selon minformer.com, en soulignant que l’ancien maire persiste à nier toute participation au chantage et met en cause un ex collaborateur. Ce passage de l’affaire des colonnes judiciaires aux pages d’un magazine people confirme que le dossier Perdriau dépasse désormais le seul cadre stéphanois et s’inscrit durablement dans le paysage médiatique national.
