À Coudes, le maire Laurys Le Marrec a été agressé par un habitant ivre et armé d’un couteau, en colère contre la fermeture du pont suspendu. Une plainte pour violences aggravées a été déposée.
Le maire de Coudes, Laurys Le Marrec, a été violemment pris à partie jeudi 13 novembre par un habitant de la commune, en état d’ivresse avancée. L’élu évoque des insultes, des menaces de mort et la présence d’un couteau. L’homme, un trentenaire, a été interpellé et placé en garde à vue. Une plainte pour violences aggravées a été déposée.
Selon le récit du maire, d’abord livré sur sa page Facebook puis confirmé à plusieurs médias locaux, l’individu se serait présenté devant la mairie fermée, aurait violemment secoué la porte, proféré des insultes et craché sur l’élu en le traitant de « traître ». Quelques minutes plus tard, la garderie scolaire signale une tentative d’intrusion. Laurys Le Marrec s’y rend et retrouve le même homme, une bouteille de rhum vide à la main, qui tente de lui asséner un coup de tête et de le frapper avec la bouteille. Le personnel de la garderie intervient pour s’interposer.
La scène se termine avenue Jean-Jaurès. Le mis en cause se retrouve à moitié allongé sur la chaussée. C’est à ce moment qu’il sort un couteau de sa poche. « Il n’a pas essayé de me frapper, mais il a sorti un couteau », relate le maire. Les forces de l’ordre interviennent rapidement et maîtrisent l’individu. D’après les éléments recueillis par Médiacoop, les gendarmes découvriront ensuite qu’il portait en réalité plusieurs couteaux et avait consommé du protoxyde d’azote en plus de l’alcool.
Pour Laurys Le Marrec, cet accès de violence est directement lié à la fermeture récente du pont suspendu de Coudes, décidée pour des raisons de sécurité sur recommandation du Cerema. Le pont, jugé fragilisé, a été fermé le 3 novembre. « Il me reproche la fermeture de ce pont, me dit que ça l’empêche de se rendre au travail, alors qu’il est sans emploi », explique l’élu, qui affirme comprendre l’agacement des habitants, mais rappelle que la commune « n’avait pas le choix » au vu des rapports techniques. Des réunions publiques ont été organisées et une solution alternative est recherchée avec la commune voisine de Parent.
S’il n’a pas été physiquement blessé, le maire reconnaît avoir été profondément marqué. Il parle d’une « nuit sans sommeil », confie avoir « eu la peur de [sa] vie » et évoque un traumatisme durable. Dans les heures qui ont suivi, il dit avoir reçu de nombreux messages de soutien d’habitants, de parlementaires, de l’Association des maires de France, ainsi que du maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, qui a dénoncé sur les réseaux sociaux une agression « intolérable en démocratie ». Le mis en cause doit être jugé en comparution immédiate.
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