Une enquête judiciaire pour outrage aux forces de l’ordre et au drapeau tricolore a été ouverte à Mulhouse, suite à une mise en scène organisée jeudi soir au sein de la Haute École des Arts du Rhin (HEAR). L’événement, survenu lors d’une fête étudiante, a suscité de vives réactions de la part des autorités et de la classe politique.
Les faits, signalés à la justice par le préfet du Haut-Rhin, concernent une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant des participants aux yeux bandés détruisant une piñata en carton représentant un véhicule de police. Selon le procureur de la République de Mulhouse, Nicolas Heitz, les investigations portent également sur une photographie montrant un drapeau français marqué de l’inscription « Police nationale » et dégradé en son centre.
Une participante a précisé, sous couvert d’anonymat, qu’il s’agissait d’une performance artistique à portée politique visant à dénoncer les violences policières à l’échelle internationale, sans cibler spécifiquement l’institution française. Cette explication n’a pas apaisé la polémique. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a condamné une idéologie hostile aux forces de l’ordre, tandis que la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, a convoqué le directeur de l’établissement pour lui signifier sa désapprobation.
Le commissariat de Mulhouse est chargé de mener l’enquête. Sur le plan politique, des élus de droite et du Rassemblement national ont dénoncé l’usage de fonds publics pour un établissement où se sont déroulés ces faits. La question de la limite entre liberté d’expression artistique et outrage aux institutions est au cœur des investigations judiciaires en cours.
