Onze associations d’usagers ont dévoilé ce mercredi 21 janvier un plan d’action visant à sécuriser et développer les mobilités actives dans la métropole lyonnaise. Ce document technique et politique s’adresse aux futurs candidats des élections municipales et métropolitaines de 2026.
Réunis dans le 6e arrondissement de Lyon, les représentants de collectifs tels que La Ville à Vélo, la Maison du Vélo ou encore la CLAVette ont exposé une cinquantaine de propositions concrètes. Ce plan, soutenu par 8 000 adhérents et 145 entreprises, intervient dans un contexte de forte croissance de l’usage du vélo, dont la fréquentation a augmenté de 70 % entre 2019 et 2024 selon les données associatives.
L’ambition affichée est d’atteindre 60 % de trajets réalisés à pied ou à vélo à l’horizon 2032, contre moins de 50 % actuellement. Pour y parvenir, le collectif réclame la création de 100 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires en complément du réseau des Voies Lyonnaises, ainsi que l’aménagement de magistrales piétonnes dans chaque commune et arrondissement. L’effort doit se concentrer sur les périphéries, en première et deuxième couronnes, où le manque d’infrastructures et de stationnement sécurisé est jugé particulièrement critique.
Le volet pédagogique occupe une place centrale dans ce programme. Les associations proposent de porter le nombre de personnes formées au vélo à 5 000 par an, contre 2 000 en 2025. Françoise Chevalier, coprésidente de la Maison du Vélo, préconise l’installation d’un espace de pratique par circonscription métropolitaine afin de renforcer la sécurité routière. Sur le plan de la maintenance, le plan citoyen appelle à une augmentation du budget alloué aux ateliers de réparation, passant de 150 000 à 250 000 euros, pour favoriser leur implantation dans les quartiers prioritaires.
« Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacement du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo » peut-on lire sur la page Facebook de l’association La Ville à Vélo
La question de la sécurité et de la cohabitation des usagers constitue un autre pilier du document. Les signataires demandent la généralisation de la limitation de vitesse à 30 km/h sur l’ensemble du territoire métropolitain et un renforcement des contrôles dans les zones accidentogènes. Mélodie Cros-Ferréol, co-présidente de La Ville à Vélo, indique que le livret sera transmis aux différents candidats afin de nourrir les débats électoraux à venir, précisant que les associations resteront vigilantes sur la teneur des programmes politiques en matière de mobilité.
