Une pétition en ligne a été lancée début janvier contre la décision de la Métropole de Lyon de réduire, en 2026, les subventions versées aux établissements privés sous contrat. Selon ses initiateurs, plus de 12 000 signatures ont déjà été recueillies.
La Métropole de Lyon a annoncé une diminution de 44,5 % des subventions attribuées aux collèges privés sous contrat à compter de 2026. Cette décision concerne principalement les établissements de l’enseignement catholique du territoire. En réaction, les organismes de gestion des établissements catholiques du Rhône (Uniogec) ont lancé, le 9 janvier, une pétition intitulée « Stop à la discrimination des collégiens lyonnais de l’enseignement catholique ».
Dans ce texte, l’Uniogec estime que la baisse annoncée aura des conséquences directes sur les conditions d’apprentissage des élèves. Les signataires alertent sur une réduction des moyens matériels et pédagogiques, évoquant notamment une diminution des équipements, des sorties éducatives et des dispositifs d’accompagnement. Selon l’organisation, plusieurs milliers de collégiens seraient concernés.
Les organismes de gestion mettent également en avant l’impact financier pour les familles. Ils estiment que la réduction des subventions pourrait entraîner une hausse des frais de scolarité d’environ 140 euros par élève et par an, à laquelle s’ajouteraient, selon eux, des charges déjà supportées au niveau national.
Cette coupe brutale va se traduire par une hausse des frais de scolarité à hauteur de 140 € par élève par an, sans compter les 450 € déjà imputés aux familles au niveau national.
Pour 2026, la Métropole de Lyon dépensera 416,34 € pour chaque collégien de l’enseignement privé sous contrat. Dans la Haute-Loire, la Nièvre, les Ardennes ou le Val-de-Marne, ce sera plus du double !
Sur le plan juridique, l’Uniogec rappelle avoir saisi la justice administrative le 12 décembre dernier. L’organisation invoque la loi de 1959, qui prévoit un financement à parité entre l’enseignement public et l’enseignement privé sous contrat pour les dépenses de fonctionnement. Dans la pétition, elle considère que la baisse de 44,5 % constitue une rupture d’égalité et n’est pas suffisamment justifiée.
La Métropole de Lyon a, de son côté, expliqué cette décision par un « effet de rattrapage ». Dans les colonnes de Tribune de Lyon, la collectivité indique que les dotations versées aux établissements privés avaient été exceptionnellement revalorisées en 2023 afin de compenser l’inflation et la hausse des coûts de l’énergie. Ce complément financier étant, selon elle, devenu sans objet, la collectivité a choisi de revoir les subventions à la baisse afin de corriger les montants alloués les années précédentes.
