jeudi 12 mars 2026

Lyon : les quartiers prioritaires de la ville concentrent les inégalités sociales selon l’Insee

par Rédaction Figures Publiques
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L’Institut national de la statistique et des études économiques a publié ce mardi 10 février un rapport analysant la situation des quartiers prioritaires de la politique de la ville en Auvergne-Rhône-Alpes. Selon l’Insee, ces territoires infra-urbains regroupent les ménages aux revenus les plus faibles. En 2020, ces zones comptaient 463 000 habitants à l’échelle régionale, ce qui représente 5,7 % de la population globale. L’étude met en lumière une fracture persistante entre ces quartiers et les établissements publics de coopération intercommunale qui les englobent.

L’accès à l’emploi constitue le principal point de rupture identifié par les statisticiens. D’après le rapport, seulement 47 % des résidents des quartiers prioritaires occupent un emploi, alors que ce taux atteint 66 % pour l’ensemble des habitants des structures intercommunales environnantes. Cette disparité se reflète logiquement dans les chiffres du chômage. L’Insee précise que le taux de chômage s’élève à 26 % dans ces secteurs sensibles, contre 12 % au sein des territoires urbains de référence.

Les données recueillies en 2021 révèlent des nuances géographiques importantes selon les agglomérations de la région. Le taux d’emploi des personnes âgées de 15 à 64 ans oscille entre 47 % et 52 % à Lyon, tandis qu’il se situe entre 43 % et 47 % à Saint-Etienne. La situation apparaît plus dégradée dans des villes comme Moulins, Montluçon ou Valence, où ce même taux d’emploi chute en dessous de la barre des 43 %.

lyon les quartiers prioritaires de la ville concentrent les inegalites sociales selon linsee carte

Cette difficulté d’insertion professionnelle s’explique en grande partie par un déficit de qualification. Selon les chiffres de l’Insee, 44 % des résidents de 15 ans ou plus non scolarisés vivant en quartier prioritaire ne possèdent aucun diplôme. En comparaison, ce taux n’est que de 24 % dans les agglomérations concernées. L’institut pointe un écart précoce dès le parcours scolaire : 59 % des moins de 25 ans sont scolarisés dans les quartiers prioritaires contre 68 % dans les structures intercommunales. Ces indicateurs confirment la persistance des inégalités structurelles depuis la définition de ces périmètres en 2014.

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