lundi 16 mars 2026
Lyon : les agriculteurs mobilisés contre l’accord UE-Mercosur

Lyon : les agriculteurs mobilisés contre l’accord UE-Mercosur

par Rédaction Figures Publiques
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Environ 200 agriculteurs et une quatre-vingtaine de tracteurs se sont rassemblés jeudi 15 janvier sur le quai Augagneur, à Lyon, à l’appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Cette mobilisation régionale visait principalement à dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.

Les manifestants ont convergé en matinée vers le centre de Lyon avant de se regrouper sur les quais du 3e arrondissement, dans une ambiance revendiquée comme pacifique. Une délégation a été reçue en préfecture en début d’après-midi.

Une opposition frontale à l’accord UE-Mercosur

Au cœur des revendications figure l’accord commercial négocié entre l’Union européenne et les pays du Mercosur – l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Les syndicats agricoles dénoncent un texte qu’ils jugent déséquilibré et défavorable à l’agriculture française.

Présent sur place, Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA, a déclaré que les agriculteurs étaient mobilisés depuis plusieurs années pour défendre leur modèle économique. Il estime que la France ne protège pas suffisamment son agriculture face à ses partenaires commerciaux.

Les agriculteurs mobilisés craignent l’importation accrue de produits agricoles ne respectant pas, selon eux, les mêmes normes sanitaires, environnementales et sociales que celles imposées aux producteurs européens. Un céréalier membre des Jeunes Agriculteurs a ainsi expliqué redouter une « concurrence déloyale » et un risque pour les consommateurs.

Un jeune exploitant en cours d’installation dans le secteur de Tarare a, de son côté, estimé que la ratification de l’accord mettrait en péril l’agriculture française. Les manifestants attendent désormais, selon leurs termes, que l’État français pèse davantage dans les discussions européennes afin de bloquer le traité.

D’autres revendications agricoles évoquées

Si l’accord UE-Mercosur concentre l’essentiel des critiques, les syndicats ont également mis en avant d’autres dossiers. La FNSEA a notamment évoqué la simplification des normes administratives, la gestion du loup, l’accès à l’eau et la mise en œuvre de la loi Duplomb, un texte controversé en raison de ses implications environnementales.

Une délégation d’agriculteurs a été reçue par la préfète en début d’après-midi. Selon plusieurs participants, les échanges ont porté sur les aides agricoles, les contraintes réglementaires et des problématiques sanitaires touchant l’élevage. D’après un témoignage recueilli par Le Progrès, cette rencontre aurait apporté peu d’éléments concrets à ce stade.

Un accord aux effets contrastés selon les filières

L’accord UE-Mercosur prévoit une ouverture accrue des échanges commerciaux entre les deux zones. S’il suscite une forte opposition dans certaines filières agricoles, d’autres secteurs pourraient en tirer bénéfice, notamment la viticulture, la filière laitière, ainsi que des industries non agricoles comme l’automobile ou le luxe.

En fin d’après-midi, les agriculteurs ont commencé à quitter les quais lyonnais afin de regagner leurs exploitations.

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