samedi 24 janvier 2026
Accueil RégionLyon : le procès du meurtre de René Hadjadj fixé en février 2026, la question de l’antisémitisme au cœur des débats

Lyon : le procès du meurtre de René Hadjadj fixé en février 2026, la question de l’antisémitisme au cœur des débats

par Rédaction Figures Publiques
Publié : Mis à jour :
Prêt à lire l article. Lecture du titre puis du texte de l article uniquement.

Le procès du meurtre de René Hadjadj, survenu le 17 mai 2022 dans le quartier de la Duchère à Lyon, doit se tenir au mois de février 2026. Âgé de 89 ans, l’homme avait été précipité du 17e étage de son immeuble situé avenue du Plateau. Son voisin, poursuivi pour meurtre, conteste toute motivation antisémite, alors que cette question est au centre du dossier judiciaire, selon Le Progrès.

Les faits remontent à une soirée de mai 2022. René Hadjadj, retraité vivant seul dans un immeuble du quartier de la Duchère, était connu de ses voisins. Surnommé « tonton René », il résidait au deuxième étage de l’immeuble. D’après les éléments de l’enquête rappelés par Le Progrès, il aurait été attiré dans l’appartement de son voisin, situé au 17e étage, avant d’être étranglé, puis projeté dans le vide depuis le balcon.

L’accusé, Rachid Kheniche, voisin et relation de la victime, est mis en examen pour meurtre. Lors de sa garde à vue puis devant la juge d’instruction, il a évoqué avoir entendu une voix lui ordonnant de « le jeter dans les abîmes », selon les éléments versés au dossier et rapportés par la presse régionale. Ces déclarations font partie des pièces examinées dans le cadre de l’instruction.

La question du mobile occupe une place centrale dans la procédure. René Hadjadj était de confession juive, originaire d’Algérie. Les parties civiles estiment que l’antisémitisme pourrait avoir joué un rôle dans le passage à l’acte. De son côté, la défense rejette cette hypothèse et soutient que le crime ne serait pas motivé par la religion ou l’origine de la victime, mais relèverait d’un autre registre, notamment psychique.

L’instruction judiciaire a été clôturée et la date du procès a été fixée à février 2026 devant la cour d’assises. Lors des débats, la juridiction devra notamment se prononcer sur la qualification pénale des faits et sur l’existence ou non d’une circonstance aggravante liée à un mobile antisémite.

Plus de trois ans après les faits, ce dossier demeure particulièrement sensible, tant par la violence des faits que par les questions qu’il soulève sur la prise en compte des crimes à caractère antisémite. Les audiences à venir devront permettre d’établir les responsabilités pénales et d’éclairer les circonstances exactes du meurtre, dans le respect du contradictoire et de la présomption d’innocence.

Laisser un commentaire

Ce site web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposons que vous acceptez leur utilisation, mais vous pouvez vous y opposer si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus

Politique de confidentialité et de cookies
Show/Hide Player
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00