Quatre habitants du Roannais seront jugés en octobre prochain devant le Tribunal judiciaire de Roanne pour des faits d’abus de faiblesse, de travail dissimulé et de fausses déclarations. Ils sont soupçonnés d’avoir escroqué plusieurs personnes âgées en se présentant comme des auto-entrepreneurs proposant des services à domicile.
Selon les éléments communiqués par les Gendarmerie de la Loire, l’enquête porte sur des faits remontant à 2022. Cinq victimes ont été identifiées à ce stade, pour un préjudice global estimé à au moins 240 000 euros. Les mis en cause, deux couples de trentenaires résidant dans le Roannais, comparaîtront devant la justice à l’automne.
D’après les enquêteurs, le mode opératoire était récurrent. Les auteurs présumés se présentaient au domicile de personnes âgées, âgées de 75 à 90 ans, souvent isolées. Se disant auto-entrepreneurs, ils proposaient des prestations de services telles que l’entretien d’espaces verts, l’abattage d’arbres ou divers travaux extérieurs.
Les premières interventions étaient réalisées, mais les suspects revenaient ensuite auprès des victimes en affirmant que les travaux n’étaient pas terminés ou que de nouvelles prestations étaient nécessaires. Les personnes ciblées se voyaient alors réclamer des sommes importantes, sans toujours comprendre l’origine ni la justification des montants facturés.
Les quatre prévenus sont également soupçonnés de ne pas avoir déclaré l’intégralité des sommes perçues. Selon la gendarmerie, leur train de vie aurait été sans rapport avec les revenus officiellement déclarés auprès de l’administration fiscale. Ces éléments ont conduit à retenir les qualifications de travail dissimulé et de fausses déclarations, en plus de l’abus de faiblesse.
À la suite de cette affaire, les gendarmes de la Loire appellent à la vigilance, en particulier auprès des personnes âgées et de leurs proches. Ils rappellent qu’il est recommandé de ne jamais accepter de travaux à domicile sans devis écrit et détaillé, de ne pas céder à l’urgence et de prendre le temps de solliciter l’avis d’un proche. En cas de comportement suspect, les forces de l’ordre invitent à contacter le 17 afin de signaler les faits.
