samedi 24 janvier 2026
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Loire – Interdiction du protoxyde d’azote sur la voie publique jusqu’au 30 juin 2026

par Rédaction Figures Publiques
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Saint-Etienne, le 22 decembre 2025 – La prefete de la Loire a pris un arrete (n 2025-2633) interdisant la detention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote (N2O) a des fins recreatives sur l’ensemble des voies et espaces publics du departement. La mesure s’applique des ce lundi 22 decembre 2025 et jusqu’au mardi 30 juin 2026 inclus, selon un communique de la prefecture.

Une interdiction sur tout l’espace public

Le texte vise le protoxyde d’azote, plus connu sous l’appellation de « gaz hilarant ». Ce gaz est utilise notamment dans des cartouches de siphon a chantilly, des aerosols d’air sec, ou des bonbonnes destinees a des usages medicaux et industriels. La prefecture souligne que ces produits font l’objet de detournements pour leurs effets euphorisants. L’arrete interdit aussi le fait de jeter ou d’abandonner des cartouches ou tout recipient sous pression ayant contenu ce gaz sur la voie publique.

Vente interdite la nuit

En complement, la vente de protoxyde d’azote « sous toutes ses formes » est interdite chaque nuit de 20 h a 6 h, pendant toute la duree de validite de l’arrete. La prefecture presente cette restriction comme une reponse aux risques sanitaires, sociaux et environnementaux associes a ces usages.

La prefecture rappelle par ailleurs le cadre du code de la sante publique. L’article L.3611-1 prevoit que le fait de provoquer un mineur a faire un usage detourne d’un produit de consommation courante afin d’en obtenir des effets psychoactifs est puni de 15 000 euros d’amende. Sur le volet administratif, toute violation des interdictions prevues par l’arrete expose a une amende pouvant aller jusqu’a 3 750 euros.

Des risques sanitaires mis en avant

Les autorites sanitaires alertent sur des dangers qualifies de recrudescents depuis 2019. La prefecture cite des risques immediats, notamment l’asphyxie par manque d’oxygene, la perte de connaissance, des brulures liees au froid du gaz expulse, la perte du reflexe de toux, ainsi que des desorientations, vertiges et risques de chute. Elle evoque aussi des risques associes a des usages repetes ou a forte dose, parmi lesquels une atteinte de la moelle epiniere, une carence en vitamine B12, une anemie, des troubles psychiques et des AVC.

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