Convoqué mardi 16 décembre 2025 au tribunal de Saint-Étienne pour connaître les modalités de son incarcération après sa condamnation dans l’affaire dite de la « sextape », l’ancien maire Gaël Perdriau a réaffirmé son innocence. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et relayé par des médias locaux, il dit qu’une décision assortie de l’exécution provisoire lui impose une incarcération.
Une convocation au tribunal pour fixer les modalités d’incarcération
Selon Le Progrès, Gaël Perdriau a été convoqué mardi 16 décembre au palais de justice de Saint-Étienne pour être informé de la date et du lieu de son incarcération, après sa condamnation prononcée le 1er décembre par le tribunal correctionnel de Lyon. Le quotidien régional précise qu’il est ressorti du tribunal après une brève séquence et qu’il n’a pas souhaité communiquer publiquement les modalités de son incarcération.
Un message où l’ancien maire redit « être innocent »
À l’issue de cette convocation, Gaël Perdriau a tenu une ligne de défense inchangée. D’après Le Progrès, il a répété qu’il était « innocent » et a indiqué qu’il continuerait à se battre en appel. Dans une déclaration attribuée par TL7 à un message publié mardi, il affirme qu’il ira en prison « la tête haute, avec dignité » et qu’il entend défendre son innocence « jusqu’au bout ».
Dans l’extrait audio que tu as transmis, il reprend la même idée, en insistant sur la convocation reçue de la procureure et sur sa volonté de contester la décision en appel, en estimant que « beaucoup de choses n’ont pas été prises en compte ».
Une condamnation en première instance avec exécution provisoire
Le 1er décembre, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Gaël Perdriau à cinq ans d’emprisonnement dont quatre ans ferme, assortis d’un mandat de dépôt à effet différé, et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cette exécution provisoire a entraîné sa sortie immédiate de la fonction de maire.
Quelques jours plus tard, le conseil municipal de Saint-Étienne a élu Jean-Pierre Berger maire, confirmant le changement de tête de l’exécutif local à la suite de cette décision judiciaire.
Ce que l’on sait de la suite immédiate
Sur le calendrier concret, les informations disponibles convergent sur un point: l’incarcération est appelée à intervenir du fait du mandat de dépôt à effet différé, mais la date et le lieu n’ont pas été rendus publics à l’issue de la convocation, ni par l’intéressé ni par son avocat, selon Le Progrès.
Le contexte reste donc celui d’une condamnation en première instance et d’un appel annoncé, avec une exécution provisoire sur certains volets, dans un dossier suivi de près localement depuis son éclatement en 2022.
