Ce jeudi 18 décembre 2025, des agriculteurs mobilisés contre la gestion de la dermatose nodulaire bovine manifestent à Lyon, à l’appel de la Confédération paysanne du Rhône. Un cortège avec tracteurs est annoncé entre la place Jean-Macé (7e) et la préfecture du Rhône (3e), avec des perturbations de circulation et de transports en commun.
Un cortège déclaré entre Jean-Macé et la préfecture
Selon Le Progrès et Lyon Capitale, des tracteurs sont arrivés en fin de matinée dans le secteur Jean-Jaurès et des ralentissements sont attendus sur l’axe Maréchal de Saxe – cours Lafayette – quai Victor-Augagneur. Le Progrès indique que le tram T2 a été interrompu entre Grange Blanche et Perrache en début d’après-midi, sur un périmètre touché par les blocages. Un rendez-vous avec la préfète du Rhône est également évoqué par les organisateurs.
La Confédération paysanne met en cause l’abattage systématique des troupeaux lorsque la maladie est détectée, un protocole que l’Etat justifie par une logique d’éradication. La dermatose nodulaire contagieuse est une maladie bovine, sans risque pour l’être humain, dont la gestion combine restrictions de mouvements, surveillance et vaccination selon les zones et les périodes. Dans un point de situation, le ministère de l’Agriculture rappelle que la maladie a conduit à des mesures nationales de limitation des déplacements d’animaux et que le suivi porte sur plusieurs départements concernés.
Cet événement est terminé.
Ce jeudi 18 décembre 2025, des agriculteurs mobilisés contre la gestion de la dermatose nodulaire manifestent à Lyon. Point sur le cortège, les perturbations et le contexte national.
D'après nos informations, le cortège a pris la direction de la préfecture du Rhône. Des centaines de personnes sont là et crient des slogans. Il est possible que des groupes d'extrême gauche et de black bloc viennent perturber la réunion.
La manifestation d'agriculteurs en colère entraîne des perturbations dans le secteur, avenue Jean-Jaurès. Le cortège est également escorté par des forces de l'ordre sur place.
Le mardi 16 décembre, ils étaient à Bourg-en-Bresse et le mercredi 17, ils étaient à Villefranche-sur-Saône. La Confédération paysanne du Rhône a fixé le rendez-vous à midi, sur la place Jean Macé, dans le 7ème arrondissement de Lyon.
Les agriculteurs se rapprochent de la préfecture du Rhône, sous la surveillance des forces de l'ordre présentes dans les rues adjacentes.
Nos confrères du Progrès Lyon indiquent sur X que "Le pont Wilson est complètement coupé à la circulation. Les agriculteurs montent un mur de paille sur l'un des trottoirs.
La veille, une mobilisation en hausse à l’échelle nationale
Mercredi 17 décembre, le ministère de l’Intérieur a recensé 80 actions mobilisant 3 600 personnes, après 75 la veille, selon TV5MONDE et L’Express. Les actions ont pris des formes variées, notamment des blocages routiers et ferroviaires, sur fond de contestation de la stratégie sanitaire et, pour une partie des syndicats, du dossier Mercosur.
Toulouse – Narbonne : reprise annoncée du trafic ferroviaire
Sur le volet ferroviaire, TF1 INFO a indiqué que le trafic devait reprendre jeudi entre Toulouse et Narbonne après une interruption liée aux blocages, un point suivi localement car il concerne les trains du quotidien et des liaisons longue distance.
En parallèle : pression européenne autour du Mercosur
La contestation ne se limite pas au sanitaire. Des organisations agricoles mettent aussi la pression sur le calendrier européen, notamment sur le projet d’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, présenté par ses opposants comme un risque de concurrence accrue pour certaines filières. Cette dimension est citée comme un motif de mobilisation dans plusieurs départements et dans des appels à manifester.
Ce que l’Etat dit ouvrir comme discussion
Au-delà des annonces de vaccination, l’exécutif met en avant des échanges techniques avec des acteurs agricoles et des scientifiques. En Occitanie, une « cellule de dialogue scientifique » est présentée comme un cadre de travail pour examiner des pistes, avec la ligne affichée de ne pas retenir de solutions jugées moins protectrices.
Crédit photo : Actu Lyon
