La compagnie aérienne Ryanair mettra fin à ses opérations à l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne à partir du 27 mars 2026. Trois lignes régulières sont concernées, dont la liaison annuelle vers Porto.
La compagnie irlandaise Ryanair a décidé de cesser l’ensemble de ses opérations à l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne à compter du 27 mars 2026. L’annonce a été confirmée dimanche par le service communication de la plateforme aéroportuaire.
Selon l’aéroport, cette décision intervient « malgré de bons taux de remplissage sur les lignes exploitées ». Ryanair assurait jusqu’à présent trois liaisons régulières depuis Clermont-Ferrand : deux lignes saisonnières, vers Londres-Stansted et Fès, opérées d’avril à octobre, ainsi qu’une liaison annuelle vers Porto, avec deux à trois rotations hebdomadaires selon la période. Cette dernière prendra fin à la date annoncée.
La liaison Clermont-Ferrand – Porto était particulièrement utilisée, notamment par la communauté portugaise installée en Auvergne. Les deux autres destinations avaient également enregistré des niveaux de fréquentation jugés satisfaisants par la plateforme, sans toutefois conduire la compagnie à maintenir son activité locale.
Ryanair avait évoqué ces derniers mois la possibilité de réduire sa présence en France, en lien avec la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2025. La compagnie met ainsi en œuvre cette stratégie, y compris à Clermont-Ferrand.
L’aéroport rappelle que « la commercialisation et l’exploitation des vols relèvent exclusivement des compagnies aériennes ». Il précise que la plateforme reste desservie par Air France avec des vols quotidiens vers Paris-Roissy-Charles-de-Gaulle, qui représentent environ 80 % du trafic annuel, ainsi que par ASL Airlines sur la liaison avec Alger et par Air Corsica sur une desserte estivale vers Ajaccio.
Géré par Vinci Airports dans le cadre d’une délégation de service public, l’aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne indique poursuivre ses démarches pour développer de nouvelles liaisons directes et rechercher des compagnies susceptibles de reprendre les destinations abandonnées par Ryanair.
