La Lettre a révélé que Daniel Kretinsky s’apprête à réinjecter 500 millions d’euros pour accélérer l’assainissement de Casino. Le distributeur a immédiatement démenti toute injection “effective” à ce stade. On fait le point sur ce qui est avéré, ce qui est envisagé et les suites possibles.
Selon La Lettre, le principal actionnaire de Casino mettrait de l’argent frais pour convaincre les créanciers d’effacer environ 500 millions d’euros de dette résiduelle. L’objectif: prolonger l’oxygène financier et sécuriser le plan de redressement.
Ce que répond Casino
Casino dément catégoriquement toute “réinjection effective” de 500 millions. Le groupe a réagi après les reprises de l’information par plusieurs médias économiques. Autrement dit, l’hypothèse existe, mais n’est pas actée ni réalisée à ce stade.
Pourquoi 500 millions
L’enjeu serait d’obtenir des abandons de créances additionnels et d’allonger l’horizon de trésorerie, dans le prolongement de la restructuration 2023 approuvée par le tribunal en février 2024, qui avait déjà prévu un nouvel apport et une lourde réduction de dette.
Réaction de marché
Après le démenti, le titre a reculé en séance, signe d’un marché prudent tant que le cadre et le calendrier d’un éventuel apport ne sont pas clarifiés.
Contexte judiciaire
L’ancien PDG Jean Charles Naouri a comparu en octobre. Le parquet national financier a requis jusqu’à quatre ans d’emprisonnement, dont une partie ferme aménageable, dans une procédure sur des faits de manipulation de cours et corruption privée présumées. Le jugement n’était pas encore rendu au moment de cette publication rappel Le Monde.
Ce qui est sûr, ce qui reste à prouver
Sûr: La Lettre évoque une réinjection en préparation. Casino dément qu’elle ait déjà eu lieu. La Lettre+1
À prouver: le montant exact, les conditions (contreparties des créanciers) et le calendrier, qui relèvent d’éventuelles discussions financières non publiques.
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