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Burger King revient place du Peuple : ce que cela dit vraiment du centre-ville de Saint-Étienne

par Rédaction Figures Publiques
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L’ouverture d’un Burger King place du Peuple, jeudi 27 novembre, marque le retour d’une grande enseigne de fast-food en centre-ville de Saint-Étienne, plus de vingt ans après le départ de McDonald’s. Un signe de vitalité commerciale, malgré les débats sur la malbouffe et le modèle de centre-ville.

Plus de vingt ans que le centre-ville de Saint-Étienne n’avait plus accueilli une grande enseigne de fast-food. Ce sera de l’histoire ancienne jeudi 27 novembre à 10 h 30, avec l’ouverture d’un Burger King au 31-33 place du Peuple, à la place de l’ancien Zara hommes. Selon Le Progrès, il s’agit d’un retour symbolique sur un site où McDonald’s avait ouvert dès 1980, seulement deuxième restaurant de la marque en France, avant de fermer en 2003.

Un retour des grandes enseignes en plein cœur de ville

Depuis la fermeture du McDonald’s en 2003, le centre-ville stéphanois ne comptait plus de « grosse » enseigne de restauration rapide, à part Subway place Dorian. Pour une ville de cette taille, cette absence faisait figure d’exception. L’ouverture de Burger King met fin à cette parenthèse et ramène une marque internationale sur l’axe piéton le plus fréquenté de Saint-Étienne.

Ce sera le troisième Burger King à Saint-Étienne, après ceux de Monthieu et du Rond-Point, sans compter le restaurant de Villars dans la galerie Auchan. Le nouveau site proposera 144 places assises sur deux niveaux et sera ouvert tous les jours de 10 h 30 à 22 h 30.

Un local stratégique qui ne restera pas aveugle

Zara hommes avait baissé le rideau place du Peuple en mai 2024 pour rejoindre le centre commercial Steel, comme le magasin femmes et enfants situé en face. Depuis, le local était vide. Le Progrès rappelle que ces murs n’auront finalement été inoccupés qu’un an et demi, là où d’autres surfaces restent en friche beaucoup plus longtemps, comme les anciens locaux d’H&M rue Gambetta, toujours vides plus de cinq ans après leur départ pour Steel.

Dans un contexte de fragilité du commerce de centre-ville, voir un emplacement aussi central repris rapidement par un acteur capable d’investir dans les travaux, le mobilier et le recrutement n’est pas anodin. Cela signifie aussi du passage, de la lumière, des horaires d’ouverture étendus et des flux supplémentaires sur la place du Peuple.

Un signal envoyé aux autres enseignes nationales

Le Progrès insiste sur un point : depuis plusieurs années, hormis quelques exceptions, les grandes enseignes nationales ont plutôt tendance à quitter le centre-ville stéphanois qu’à s’y installer, au profit de Steel ou d’autres zones commerciales. Qu’un groupe comme Burger King accepte d’y investir à nouveau en 2025, après la parenthèse McDonald’s, ressemble à un test de confiance sur le potentiel du cœur de ville.

Pour les acteurs économiques, ce type d’implantation peut servir de levier. Une enseigne forte en rez-de-chaussée attire du flux, ce qui peut bénéficier aux commerces voisins, notamment en horaires de midi et de fin de journée. C’est aussi un argument pour d’autres chaînes qui hésitent à revenir intra-muros.

Une arrivée qui interroge aussi le modèle de centre-ville

L’arrivée de Burger King ne fait pas l’unanimité. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Stéphanois regrettent « encore un fast-food », dénonçant la malbouffe ou craignant une mise sous pression des restaurateurs indépendants. Le Progrès relève ce flot de réactions critiques, tout en défendant l’idée qu’une grande enseigne en plein centre est un signe de vitalité plus que de déclin.

D’autres posent une question plus large: quel équilibre entre grandes chaînes, restauration indépendante, commerces de proximité et offre de loisirs en centre-ville, dans une ville déjà concurrencée par les zones commerciales périphériques. Le débat ne sera pas réglé par l’ouverture d’un seul établissement, mais cette implantation oblige clairement les élus locaux et les acteurs économiques à préciser leur stratégie pour le centre.

Reste que, d’un strict point de vue urbain, l’opération coche plusieurs cases: un local vide qui retrouve une activité, une enseigne nationale qui remet un pied en hypercentre, des emplois créés et une place du Peuple qui confirme son rôle de vitrine commerciale.

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