Gaël Perdriau fait l’objet de saisies sur ses comptes bancaires dans le cadre de l’exécution de décisions de justice liées à l’affaire dite de la sextape. Ces mesures ont été réalisées durant les fêtes de fin d’année, selon des informations révélées par le média ICI Saint-Étienne et reprises par plusieurs publications locales.
Ces saisies interviennent alors que les protagonistes de l’affaire ont été condamnés à verser des dommages et intérêts aux victimes, Gilles Artigues et Michel Thiollière, ainsi qu’à la Ville de Saint-Étienne. Selon les éléments rapportés, l’intégralité des sommes dues par Gaël Perdriau ne figurait pas sur ses comptes bancaires au moment de l’exécution, ce qui a conduit à la mise en œuvre de procédures de saisie confirme Minformer.com.
Les avocats de l’ancien maire se seraient agacés de ces mesures, intervenues en période de fin d’année. De leur côté, les conseils des parties civiles estiment ces actes conformes au droit. Maître André Buffard, avocat de Gilles Artigues et de Michel Thiollière, considère ces versements comme relevant d’une procédure normale d’exécution des décisions judiciaires.
Depuis le 1er décembre, Gaël Perdriau ne perçoit plus ses indemnités liées à ses fonctions de maire de Saint-Étienne et de président de la métropole. Cette situation a un impact direct sur ses ressources financières, alors même qu’il doit faire face aux frais de justice et aux honoraires de ses avocats.
Par ailleurs, l’ancien élu doit également renoncer à plusieurs fonctions qu’il occupait au sein d’organismes locaux, notamment à la présidence du Gérontopôle, à celle du conseil de surveillance du CHU de Saint-Étienne, ainsi qu’à la présidence de l’EPASE, l’établissement public d’aménagement de Saint-Étienne. Ces départs contribuent à modifier durablement sa situation institutionnelle et financière.
