L’adjointe au maire de Saint-Étienne Siham Labich affirme avoir été visée par des propos qu’elle qualifie de sexistes et racistes lors d’une réunion interne de la majorité municipale, le 1er décembre 2025. L’élue dit avoir entendu qu »ils » estimaient que « les Stéphanois ne sont peut-être pas prêts à élire une femme, et notamment une femme avec des origines », au moment où la majorité cherchait une issue politique après la condamnation de l’ancien maire Gaël Perdriau.
Une phrase rapportée dans un contexte de crise interne
Selon le récit de Siham Labich, la séquence intervient au lendemain des tensions qui ont traversé l’exécutif stéphanois, après la décision de justice ayant ouvert une période d’incertitude sur la direction de la Ville. L’élue explique que cette phrase a résonné durablement, même si elle insiste sur le fait qu’elle ne souhaite « blâmer personne ». Elle parle de propos « malheureux et maladroits » et dit vouloir rester sur une ligne d’apaisement.
Une prise de parole qui relance la question des municipales
Au-delà de la dénonciation, la déclaration de l’adjointe s’inscrit dans un calendrier politique chargé. La majorité municipale doit désormais se projeter vers les municipales de 2026, avec des ambitions et des équilibres internes encore mouvants. Siham Labich laisse entendre que ces propos alimentent sa réflexion personnelle sur la suite, en posant aussi la question des représentations attendues pour une tête de liste, y compris l’idée d’un profil perçu comme plus « consensuel ».
Une candidature en suspens, une majorité sous tension
A ce stade, Siham Labich indique qu’elle se donne le temps des fêtes pour arrêter sa position. Dans le même temps, plusieurs élus de la majorité sont cités, en coulisses, comme susceptibles de jouer un rôle central dans la prochaine séquence municipale. La sortie de l’adjointe, en rendant public un épisode interne, met surtout en lumière une majorité encore fragile, contrainte de gérer à la fois l’après-Perdriau et la préparation d’une campagne qui s’annonce disputée.
