lundi 9 février 2026
À Saint-Étienne, les Halles Mazerat rouvrent avec le concept de la Commune

À Saint-Étienne, les Halles Mazerat rouvrent avec le concept de la Commune

par Rédaction Figures Publiques
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Après près de onze mois de fermeture, les Halles Mazerat ont rouvert leurs portes à Saint-Étienne mardi 13 janvier à midi. Le site, situé en cœur de ville, accueille désormais le concept de la Commune, un modèle d’incubateur culinaire déjà implanté dans d’autres métropoles françaises, notamment à Lyon. La réouverture intervient dans les délais annoncés et marque un changement profond d’orientation pour cet équipement municipal.

Les Halles Mazerat avaient cessé leur activité à la suite de l’échec progressif du concept précédent, lancé en 2021. Confié à l’époque à l’opérateur Biltoki, le lieu peinait à trouver son public, notamment en raison de prix jugés élevés et d’un positionnement hybride entre marché alimentaire et espace de restauration. Propriétaire des murs, la Ville de Saint-Étienne avait engagé une nouvelle phase de réflexion avec le promoteur ligérien Inovy, titulaire du bail emphytéotique, afin de redéfinir le projet.

C’est dans ce contexte qu’Inovy a retenu la proposition portée par la Commune, structure fondée en 2018 et adossée à la branche hospitalité du groupe Chevrillon, associée à plusieurs entrepreneurs privés. Les discussions entre les deux parties ont débuté avant même l’annonce officielle du départ de Biltoki, avec la volonté affichée de proposer un modèle plus adapté au centre-ville stéphanois et à ses usages.

Le nouveau projet repose sur un principe clairement assumé de restauration conviviale. Les Halles Mazerat accueillent désormais plusieurs échoppes tenues par des chefs ou porteurs de projets culinaires, sélectionnés pour une durée de six mois renouvelable une fois. Ces restaurateurs bénéficient d’un outil clé en main incluant les espaces de cuisine, le matériel lourd et l’accompagnement en communication, en contrepartie d’un pourcentage sur leur chiffre d’affaires.

La Commune impose un cadre économique précis, notamment un plafond tarifaire fixé à 13 euros maximum pour un plat principal, afin de maintenir une accessibilité financière. Les porteurs de projets sont également incités à privilégier les produits locaux et les filières françaises, avec un objectif affiché de 50 % d’approvisionnement de proximité lorsque cela est possible.

Le lieu a fait l’objet d’importants travaux d’aménagement. Plus d’un million d’euros ont été investis pour transformer les espaces, améliorer l’acoustique, revoir la circulation intérieure et installer des sanitaires accessibles depuis l’intérieur, absents jusque-là. Un bar central, exploité directement par la Commune, structure désormais l’ensemble, entouré de grandes tables favorisant le partage et la rotation des publics.

La fermeture des Halles Mazerat de Saint-Étienne, annoncée pour le 31 mars 2025, a provoqué une réaction immédiate de François Boyer, Conseiller municipal et membre du groupe d’opposition « Saint-Étienne Demain ». Dans une interview exclusive, il a exprimé ses inquiétudes concernant la gestion de Biltoki, la société responsable des Halles, tout en présentant ses idées pour redonner vie à ce lieu emblématique de la ville.

Les Halles Mazerat offrent désormais une capacité d’environ 450 places assises en intérieur, à laquelle s’ajoutent les espaces extérieurs et une zone dédiée à l’événementiel. Cette dernière, située dans la partie sud du bâtiment, a été renommée « la Colline » et doit accueillir des manifestations culturelles, festives ou professionnelles tout au long de l’année.

Au-delà de la restauration, le projet entend faire des Halles un lieu de vie régulier. Des animations sont programmées dès les premiers jours, avec des rendez-vous musicaux, des ateliers créatifs et des événements ouverts au public. La diffusion des matchs de l’AS Saint-Étienne est également prévue, dans un objectif de fréquentation élargie.

La réouverture des Halles Mazerat constitue ainsi un test grandeur nature pour un équipement longtemps perçu comme symbolique des difficultés de redynamisation du centre-ville. La réussite du modèle dépendra désormais de sa capacité à s’inscrire durablement dans les usages locaux et à trouver son équilibre économique.

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