Le président fondateur de l’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a réagi à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines en dénonçant ce qu’il considère comme une incohérence de la part des dirigeants européens et français au regard du droit international.
Sur le réseau social X, François Asselineau a comparé les réactions occidentales à la situation au Venezuela avec celles exprimées lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Il estime que l’absence de soutien public à Nicolás Maduro contraste avec la mobilisation diplomatique et politique en faveur du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Dans son message, le président de l’UPR interroge la cohérence des responsables européens et français qui invoquent régulièrement le respect du droit international. Il cite notamment plusieurs dirigeants, parmi lesquels la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron ou encore le président du Rassemblement national Jordan Bardella, en s’interrogeant sur l’absence de réactions comparables à celles observées lors du conflit ukrainien. Il écrit notamment : « 2 POIDS, 2 MESURES ? […] vont-ils décider de voler au secours de Maduro et armer les résistants du Venezuela contre les États-Unis ? »
Par cette comparaison, François Asselineau met en avant ce qu’il qualifie d’hypocrisie dans l’application des principes de souveraineté et de non-recours à la force. Selon lui, les références répétées au droit international seraient utilisées de manière sélective selon les situations géopolitiques et les alliances en présence.
À ce stade, aucune capitale européenne n’a exprimé de soutien explicite au président vénézuélien après son arrestation par les forces américaines. Le gouvernement français, par la voix du président de la République, a au contraire dénoncé les atteintes portées par Nicolás Maduro aux libertés fondamentales, Emmanuel Macron qualifiant le dirigeant vénézuélien de « dictateur » dans une publication sur X, tout en appelant à une transition démocratique.
Les réactions françaises à la situation au Venezuela restent toutefois contrastées. Plusieurs responsables politiques, de sensibilités diverses, ont condamné l’opération américaine au nom du respect du droit international, tandis que d’autres ont salué la fin d’un régime qu’ils jugent autoritaire. Les propos de François Asselineau s’inscrivent dans ce débat, en mettant l’accent sur la cohérence des positions françaises et européennes en matière de politique internationale.
