La députée Ensemble pour la République Laure Miller défend l’interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Sur RTL, elle estime qu’aucune alternative plus efficace n’a, à ce stade, été identifiée pour protéger les mineurs des dérives des plateformes.
La députée EPR Laure Miller s’est prononcée en faveur d’une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, estimant qu’il s’agit, à ce stade, de la solution la plus efficace pour protéger les jeunes publics. Invitée sur RTL, l’élue a affirmé qu’« il n’existe pas d’autre solution », tout en reconnaissant que la mesure « ne marchera pas à 100 % ».
Cette position intervient alors qu’un texte doit être examiné au Parlement début 2026. Le projet prévoit une interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans à compter du 1er septembre 2026. L’objectif affiché est de limiter l’exposition des mineurs aux contenus jugés nocifs et aux mécanismes d’addiction propres aux plateformes numériques.
Rapporteure d’une commission d’enquête parlementaire consacrée à TikTok, Laure Miller défend également une mesure complémentaire : l’instauration d’un couvre-feu numérique pour les adolescents âgés de 15 à 18 ans. Cette proposition viserait à encadrer les usages nocturnes et à réduire l’impact des réseaux sociaux sur le sommeil et la santé mentale des jeunes.
Selon la députée, l’âge de 15 ans constitue un seuil pertinent, « recommandé par les professionnels », correspondant à une phase où les adolescents acquièrent davantage d’autonomie et de capacité de discernement. Elle reconnaît toutefois les limites pratiques d’une telle interdiction, soulignant la difficulté d’un contrôle totalement effectif, mais estime qu’aucune alternative plus efficiente n’a, à ce jour, été identifiée.
