En suspendant la réforme des retraites, le Premier ministre Sébastien Lecornu a répondu à l’une des conditions posées par le Parti socialiste pour éviter une nouvelle crise parlementaire. Cette décision semble offrir un répit au gouvernement, menacé par deux motions de censure déposées par La France insoumise et le Rassemblement national.
La manœuvre semble d’abord porter ses fruits. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a appelé ses députés à ne pas censurer le gouvernement.
« Je souhaite que nous puissions avancer, et donc nous ne censurerons pas »
a-t-il indiqué, après l’annonce de la suspension de la réforme.
Même son de cloche du côté du Rassemblement national, mais pour des raisons opposées :
« Si on ne censure pas ce budget, la France continue d’aller vers la faillite »
a averti un député RN, considérant qu’il s’agit désormais d’une « obligation technique ».
La droite parlementaire divisée
Chez Les Républicains, la ligne reste de ne pas renverser le gouvernement.
À l’Assemblée, Laurent Wauquiez a rappelé la position de son groupe : « Nous voulons de la stabilité pour le pays. Faire tomber un Premier ministre n’a jamais fait gagner un euro à la France. » Sur les réseaux sociaux, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a salué la suspension de la réforme, tout en fustigeant « le silence du Premier ministre sur l’immigration » et en estimant que « le gouvernement est désormais l’otage des socialistes ».
Un répit fragile pour Sébastien Lecornu
Les deux motions de censure, déposées par La France insoumise et le Rassemblement national, doivent être examinées jeudi. Leur adoption semble désormais improbable sans le soutien du Parti socialiste. Mais la majorité reste sous tension : le gouvernement devra convaincre sur le budget 2026, qui comporte selon plusieurs sources parlementaires « des taxes surprises ».
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