Le député LFI Pierre-Yves Cadalen critique la décision du sous-préfet d’interdire une manifestation antifasciste à Brest, accusant les autorités de cibler les mauvaises menaces.
Le député de Brest Pierre-Yves Cadalen (LFI) condamne avec force la décision du sous-préfet Jean-Philippe Setbon d’interdire toute manifestation dans un large périmètre ce samedi 22 novembre à Brest. Il estime que les motifs avancés par l’autorité préfectorale « sont inadmissibles pour un démocrate ».
Selon l’élu, le représentant de l’État « met sur le même plan fascistes et antifascistes », alors que, d’après lui, « les violences observées à Brest proviennent clairement de groupuscules d’extrême droite ». Il juge « aberrant » que des assemblées antifascistes, publiques et organisées en amont, soient décrites par la préfecture comme des facteurs de tension. « Ces réunions participent au contraire de la vie démocratique », affirme-t-il.
Pierre-Yves Cadalen rappelle plusieurs agressions récentes dans la ville : militants insoumis attaqués en août, clients pris pour cible place Guérin en septembre, et violences nocturnes visant des passants. Il appelle le sous-préfet à « s’attaquer enfin aux groupes Section West et Talion, particulièrement violents », plutôt qu’à restreindre des libertés publiques qu’il juge essentielles.
« Un préfet doit faire respecter l’ordre républicain, non imposer une lecture biaisée des événements », conclut le député.
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