Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a clôturé ce dimanche 8 février 2026 un rassemblement à la Maison de la Mutualité, à Paris, par un discours offensif marquant le lancement national de la campagne des municipales. Devant les cadres et militants socialistes, il a présenté le scrutin de mars 2026 comme le rempart indispensable pour empêcher la progression du Rassemblement national et préparer l’élection présidentielle de 2027.
Le patron du PS a appelé ses troupes à faire dérailler ce qu’il qualifie d’internationale réactionnaire, dressant un parallèle avec la situation politique aux États-Unis. Il a fustigé l’admiration supposée de Jordan Bardella pour l’énergie de Donald Trump, l’associant à une forme de brutalité et d’autoritarisme. Selon Olivier Faure, les municipalités gérées par la gauche doivent constituer la première digue face à un projet qu’il juge destructeur pour les valeurs républicaines et sociales.
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Le discours a également ciblé la droite républicaine, accusée de s’être effacée devant les idées de l’extrême droite. Olivier Faure a notamment cité l’exemple d’Aurélie Assouline, élue LR à Paris, qui a rejoint le camp de Sarah Knafo (Reconquête). Pour le leader socialiste, ce glissement traduit une reddition idéologique des partis de droite traditionnels, laissant à la gauche le rôle de principal opposant au bloc nationaliste.
Sur le plan des alliances, Olivier Faure s’est félicité de l’unité scellée avec les Écologistes, le PCF et Place publique dès le premier tour dans de nombreuses communes. Il a réaffirmé son soutien à la primaire de la gauche unitaire, prévue le 11 octobre prochain, pour désigner une candidature commune en 2027. Il a toutefois marqué sa différence avec La France insoumise, critiquant la stratégie de conflictualisation permanente de Jean-Luc Mélenchon et appelant à une gauche capable de gouverner par le compromis et le sérieux institutionnel.
