La députée écologiste de la Vienne Lisa Belluco a annoncé son intention de se consacrer pleinement à son mandat national en 2026. Elle ne sera pas candidate aux élections municipales à Poitiers et dit se préparer à l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale.
À la veille de la reprise des débats budgétaires, lundi 12 janvier 2026, l’élue se dit préoccupée par l’impasse politique actuelle. « Je ne souhaite pas une dissolution, mais le budget coince. Emmanuel Macron pourrait y recourir. Il faut s’y préparer », a-t-elle déclaré.
Dans ce contexte, Lisa Belluco affirme vouloir concentrer son action sur les enjeux nationaux et la préparation de l’élection présidentielle de 2027. « C’est l’élection de la dernière chance. Sans union de la gauche, le RN a un boulevard », estime-t-elle. Elle explique ainsi son retrait des municipales à Poitiers, évoquant l’absence d’union locale, sans souhaiter entrer dans le débat politique poitevin.
Sur le projet de loi de finances, la députée salue l’absence de recours à l’article 49.3, tout en constatant un blocage persistant. « On n’est pas prêts à voter ce budget », affirme-t-elle.
Parmi les dossiers qu’elle met en avant, Lisa Belluco cite la loi Duplomb, contestée par une pétition ayant recueilli plus de deux millions de signatures, ainsi que la lutte contre les PFAS, qu’elle considère comme une avancée encore incomplète. Elle réaffirme également l’opposition historique des écologistes aux accords de libre-échange, notamment l’accord UE-Mercosur, plaidant pour une transition agricole portée par les nouvelles générations.
Enfin, la députée annonce vouloir s’engager sur une future proposition de loi consacrée à la surexposition numérique des enfants. « Jusqu’à dix ans, les écrans ne devraient pas faire partie du quotidien scolaire », estime-t-elle.
