samedi 17 janvier 2026
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Dermatose nodulaire contagieuse : Annie Genevard appelle à un « mur sanitaire » et élargit la zone vaccinale dans le Sud-Ouest

par Rédaction Figures Publiques
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En déplacement à Toulouse et en Haute-Garonne le lundi 15 décembre 2025, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a défendu la stratégie sanitaire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et annoncé un élargissement du périmètre de vaccination. Le ministère a, en parallèle, renforcé le zonage réglementaire en Occitanie et rappelé des restrictions de mouvements et de rassemblements applicables au niveau national.

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a appelé à dresser un « mur sanitaire » face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), lors d’échanges avec des acteurs de la filière bovine en Occitanie, tout en réaffirmant que la lutte repose sur trois leviers combinés : dépeuplement des foyers, vaccination et restrictions de mouvements. Elle a également dit « entendre » la détresse des éleveurs, dans un contexte de contestation des abattages systématiques décidés lorsqu’un cas est confirmé dans un troupeau.

Sur le terrain, la ministre a indiqué répondre à une demande d’élargissement du périmètre vaccinal, présenté comme un « premier infléchissement du protocole ». Selon ses déclarations, la campagne doit concerner entre 600 000 et 1 million de bovins dans le Sud du pays, avec l’objectif de constituer un « cordon sanitaire » pour protéger le reste du cheptel national.

Le ministère de l’Agriculture a formalisé ce renforcement dans un communiqué daté du 12 décembre 2025. Après deux nouveaux foyers confirmés les 9 et 10 décembre, respectivement en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées, une nouvelle zone réglementée (ZR6) a été instaurée, couvrant tout ou partie de six départements : Ariège, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Gers, Aude et Pyrénées-Atlantiques. Dans ce zonage, la zone de protection est fixée à 20 km autour de chaque foyer et la zone de surveillance à 50 km, avec restrictions de mouvements, surveillance vétérinaire renforcée et désinsectisation.

Toujours selon ce communiqué, le ministère a décidé d’étendre le dispositif vaccinal en créant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers et des Pyrénées-Atlantiques, avec vaccination obligatoire de tous les bovins prise en charge par l’État. Le texte mentionne aussi l’interdiction de toute sortie de bovins de cette zone vaccinale, à l’exception des départs vers un abattoir.

La DNC est une maladie virale des bovins, non transmissible à l’être humain. Elle se propage entre élevages par des mouvements d’animaux infectés ou via des insectes vecteurs (notamment taons et mouches piqueuses), rappelle le ministère. La France a détecté un premier cas sur son territoire le 29 juin 2025 en Savoie.

D’après le « point de situation » publié par le ministère le 15 décembre 2025, 113 foyers ont été détectés en France entre le 29 juin et le 14 décembre 2025, avec des foyers notamment en Haute-Savoie (44) et en Savoie (32), ainsi qu’en Pyrénées-Orientales (21). Le même document détaille le fonctionnement des zones réglementées et les conditions permettant, après couverture vaccinale, d’évoluer vers des zones vaccinales afin d’assouplir certains mouvements sous conditions.

Le ministère souligne également que les foyers identifiés en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées se situent à plus de 100 km du département touché le plus proche, une distance très supérieure à la capacité de déplacement des insectes vecteurs, indiquée comme inférieure à 5 km. Dans ce cadre, le communiqué insiste sur la nécessité de respecter strictement les interdictions et restrictions de déplacements de bovins et annonce des contrôles routiers renforcés, ainsi que des enquêtes en cas de foyer suspect.

En parallèle, des mesures temporaires ont été rappelées à l’échelle nationale : interdiction des rassemblements festifs de bovins et obligations renforcées de notification des mouvements, avec des exigences de désinsectisation pour certains transports. Ces mesures sont annoncées comme applicables jusqu’au 1er janvier 2026.

Sur le plan économique et social, le ministère mentionne un renforcement du dispositif d’indemnisation et la mise à disposition d’un accompagnement psychologique pour les exploitants concernés par les dépeuplements. Le communiqué indique que près de six millions d’euros ont déjà été versés aux éleveurs depuis l’apparition du premier foyer le 29 juin 2025.

Dans l’actualité immédiate en Occitanie, un nouveau cas a également été signalé dans l’Aude : la préfecture a indiqué qu’une unité épidémiologique de dix bovins a été abattue après confirmation de la maladie, ce qui en fait le premier foyer dans ce département.

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