Le député LFI Christophe Bex affirme avoir interpellé, dès juillet, la ministre de l’Agriculture sur la gestion d’une éventuelle crise de dermatose nodulaire sans recourir à l’abattage total des troupeaux. Il relie cette alerte, restée selon lui sans réponse, à la mobilisation agricole en cours dans le Sud-Ouest.
Une alerte restée sans réponse, selon le député
Christophe Bex, député de la 7e circonscription de la Haute-Garonne, explique qu’il a saisi la ministre de l’Agriculture « avec plusieurs députés de la France insoumise » pour demander d’anticiper la crise sanitaire sans « abattage systématique ». Il ajoute que cette démarche n’a, à ce stade, pas reçu de réponse de la part du ministère.
Dans sa prise de parole, l’élu met en avant un objectif politique clair : soutenir les éleveurs mobilisés et porter leurs revendications au niveau national, en particulier sur les modalités de lutte contre la maladie.
Sur l’A64 et à Benque, des blocages au coeur de la mobilisation
Selon La Dépêche, Christophe Bex indique s’être rendu dès les premiers jours sur le blocage de l’A64 à Carbonne, puis sur le site de Benque, de nuit, en expliquant vouloir éviter « toute escalade ».
Ces points de mobilisation sont devenus emblématiques du mouvement dans le Sud-Ouest, où des éleveurs contestent la stratégie sanitaire retenue par l’État et demandent des protocoles alternatifs, notamment sur l’abattage des cheptels.
En Ariège, une évacuation qui a tendu la situation
Dans sa déclaration, Christophe Bex évoque des images qu’il qualifie de « répression policière » en Ariège. Sur le terrain, plusieurs médias ont relaté l’évacuation par les forces de l’ordre d’une exploitation bloquée à Bordes-sur-Arize (Ariège) après plus de 24 heures de mobilisation contre l’abattage d’un troupeau, dans une séquence décrite comme tendue.
Pour l’élu insoumis, cet épisode marque un durcissement et renforce, selon lui, la nécessité d’une réponse politique et sanitaire susceptible de désamorcer le conflit.
La stratégie sanitaire de l’État et les marges de discussion
La dermatose nodulaire contagieuse est une maladie virale des bovins. Les autorités sanitaires combinent, selon les zones et l’évolution de la situation, restrictions de mouvements, mesures de biosécurité et campagnes de vaccination, avec un recours à l’abattage dans certains scénarios afin de limiter le risque de propagation.
Sur le plan politique, l’exécutif a cherché ces derniers jours à organiser des échanges avec les représentants professionnels et à préciser des mesures d’accompagnement, alors que les blocages se sont multipliés sur plusieurs axes dans le Sud-Ouest.
