L’Assemblée nationale a rejeté une nouvelle motion de rejet déposée par La France insoumise contre le projet de loi de finances pour 2026. Cette motion, examinée en séance, visait à empêcher l’ouverture des débats en séance publique sur le texte budgétaire.
Lors des explications de vote à la tribune, le député Emmanuel Mandon, membre du groupe Les Démocrates (MoDem), a dénoncé ce qu’il considère comme une stratégie d’obstruction parlementaire. Il a estimé que cette démarche s’éloignait de « l’esprit du règlement » de l’Assemblée nationale.
L’élu a rappelé que l’examen du budget 2026 intervenait après un long travail parlementaire, évoquant « une trentaine d’heures » de débats en commission des finances et « quatre mois de travaux » autour du texte. Selon lui, la responsabilité des députés est désormais engagée pour éviter que la France ne se retrouve sans budget adopté.
Emmanuel Mandon a également mis en garde contre un recours prolongé à la loi spéciale, rappelant que cet outil permet uniquement d’assurer la continuité minimale de l’État en cas d’urgence, sans pouvoir se substituer durablement à une loi de finances votée par le Parlement.
Le rejet de la motion de La France insoumise a permis l’ouverture de la discussion générale du projet de loi de finances pour 2026 dans l’hémicycle. Les débats doivent se poursuivre dans les prochains jours, dans un contexte politique marqué par des tensions sur les équilibres budgétaires et les choix fiscaux du gouvernement.
