Dans un entretien accordé aux Echos, le président des Républicains, Bruno Retailleau, appelle à une rupture avec le modèle des 35 heures, qu’il juge responsable d’une dévalorisation du travail et d’une dérive des dépenses publiques.
Dans un entretien accordé au quotidien économique Les Echos, Bruno Retailleau, président de Les Républicains, a affirmé vouloir « renverser la table » en matière de politique du travail et de finances publiques. Il plaide pour une sortie du cadre des 35 heures, instauré à la fin des années 1990, qu’il estime inadapté aux enjeux économiques actuels.
Selon lui, ce modèle aurait contribué, depuis plusieurs décennies, à « dévaluer le travail » et à « faire exploser les dépenses ». Le responsable politique entend ainsi tracer une ligne qu’il qualifie de « claire », en opposition à ce qu’il décrit comme un « social-étatisme », visant à distinguer le projet des Républicains de ceux portés par d’autres formations politiques, notamment le Rassemblement national.
Mise en place d’un compte social unique pour « réduire l’assistance » et réforme de l’assurance-chômage font partie des propositions.
Cette prise de position s’inscrit dans une stratégie de clarification idéologique du parti, à un moment où la question du temps de travail, de la compétitivité économique et du financement du modèle social revient régulièrement dans le débat public.
Aucune proposition législative détaillée n’a, à ce stade, été formellement présentée. Bruno Retailleau évoque cependant la nécessité d’une réforme structurelle du rapport au travail, qu’il considère comme un levier central pour redresser les finances publiques et relancer la croissance.
