Benjamin Haddad explique l’augmentation de la contribution française à l’UE et assume son soutien à Rachida Dati pour Paris.
Invité des “4 Vérités”, Benjamin Haddad a défendu la ligne européenne du gouvernement et justifié l’augmentation de la contribution française au budget de l’UE. Le ministre, également élu parisien, confirme par ailleurs son soutien à Rachida Dati pour les municipales de 2026, contre l’avis d’une partie de Renaissance.
L’Europe, “un levier d’influence” indispensable selon le ministre
Dès l’attaque, Benjamin Haddad replace le débat budgétaire dans un contexte politique tendu. La suspension des travaux de l’Assemblée nationale, décidée par le gouvernement, a crispé la gauche alors que la partie recettes du budget devait être examinée lundi.
“Les parlementaires font un travail exigeant”, affirme le ministre, qui voit dans les débats actuels “une bonne tenue démocratique”, selon France 2.
Pour défendre l’augmentation de la contribution française à l’Union européenne en 2026, chiffrée à 28,8 milliards d’euros (sources gouvernementales), Benjamin Haddad rappelle que ce montant varie chaque année en fonction des cycles de paiements européens.
Le ministre insiste sur un point : “La France est le premier bénéficiaire des fonds européens”, notamment via la PAC, qui représente 9,5 milliards d’euros annuels pour les agriculteurs, d’après les données du ministère de l’Agriculture.
Il cite également les financements des universités, des centres de recherche et le plan de relance européen.
“Cette contribution est aussi un levier d’influence”, ajoute-t-il, en référence aux dossiers prioritaires du moment : défense européenne, soutien à l’Ukraine, concurrence déloyale de la Chine.
Le ministre dénonce une “coalition du frexit” à l’Assemblée
Benjamin Haddad répond ensuite aux critiques de la France insoumise et du Rassemblement national, qui jugent la contribution excessive.
Selon le ministre, leur position revient à “remettre en question les règles communes” et à s’isoler du cadre européen.
Il estime que la majorité des députés ont au contraire fait “le choix clair de l’appartenance à l’Union européenne”, en citant le PS, les écologistes, le bloc central et une partie de la droite.
Pour lui, réduire unilatéralement la contribution, comme le suggère le RN, reviendrait à “se mettre en contravention avec les règles européennes”, un scénario qu’aucun État membre n’a choisi à ce jour.
Un début de réchauffement entre Paris et Alger
Interrogé sur la libération de Mohamed Boilem Sansal, écrivain algérien, obtenue après une médiation allemande, le ministre salue le rôle de Berlin, “tiers de confiance”, selon ses mots sur France 2.
Il évoque “une relation qui se réchauffe” entre Paris et Alger, après plusieurs mois de tensions publiques.
Benjamin Haddad cite les domaines où les deux pays ont “des intérêts communs” : sécurité, migration, coopération régionale. La décision de laisser l’écrivain transiter par l’Allemagne est présentée comme un compromis nécessaire pour préserver la dynamique diplomatique.
Municipales à Paris : Haddad prend ses distances avec sa famille politique
La seconde partie de l’entretien prend un tournant très politique. Élu du 16e arrondissement, Benjamin Haddad assume publiquement son soutien à Rachida Dati, candidate probable à la mairie de Paris, contrairement à la ligne officielle de Renaissance, dont le patron Gabriel Attal soutient Pierre-Yves Bournazel.
“Je vois une ville qui s’érode, des familles qui partent, des entreprises qui fuient”, explique-t-il. Selon lui, la droite peut “créer la dynamique dès le premier tour” autour de la maire du 7e arrondissement.
À la question judiciaire – Rachida Dati doit comparaître en 2026 pour des soupçons de corruption et trafic d’influence –, le ministre répond en rappelant “la présomption d’innocence”, tout en recentrant le débat :
“On va parler des Parisiens et de notre projet.”
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