Un amendement LFI au budget 2026 fixe 50 € par animal abattu hors régulation
Le député Aymeric Caron (LFI) a déposé un amendement au projet de loi de finances 2026 instaurant une taxe de 50 € par animal prélevé lorsqu’il ne s’agit pas d’une mesure administrative de régulation ni d’un quota obligatoire de plan de chasse. Le texte encadre la déclaration des prélèvements par les fédérations départementales et précise que la taxe s’applique aux animaux tirés en dehors des plans ou au-delà du minimum requis.
Les arguments du député
L’exposé sommaire avance l’idée de faire payer un “profit immédiat et gratuit” tiré des animaux prélevés hors régulation et de compenser l’érosion de la biodiversité. LFI présente la mesure comme une incitation à limiter les tirs qui ne relèvent pas des missions de service public de régulation.
Vives réactions des chasseurs
La Fédération nationale des chasseurs (FNC) dénonce une fiscalité punitive visant la pratique de loisir et rappelle ses chiffres d’impact économique. La FNC met en avant 37 400 emplois équivalents temps plein et 4,2 milliards d’euros de dépenses des chasseurs en 2022-2023 selon ses documents publics.
Des sites spécialisés et la presse cynégétique relaient la crainte d’un renchérissement généralisé des sorties, la taxe s’appliquant indifféremment à une grive, un lapin ou un sanglier lorsqu’ils ne sont pas prélevés au titre d’une régulation.
Une adoption incertaine
L’amendement est en cours d’examen et ses chances d’adoption restent incertaines. D’autres propositions LFI ciblant la chasse et ses équipements sont également déposées, signe d’un débat politique élargi autour des externalités environnementales et des accidents de chasse.
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