Une vidéo publiée par Raphaël Arnault montre la députée LFI Anaïs Belouassa portant un t-shirt associé à la Jeune Garde, groupuscule d’ultragauche dissous en juin 2025. Le député Gérault Verny dénonce un « scandale » et rappelle les risques pénaux liés aux organisations dissoutes, tandis qu’Arnault promet de porter lui aussi ce t-shirt à l’Assemblée.
Une vidéo publiée le 27 novembre sur X par le député LFI Raphaël Arnault montre la députée Anaïs Belouassa dans les couloirs de l’Assemblée nationale portant un t-shirt blanc frappé du slogan « Défends ta classe ». Cette formule est associée à la Jeune Garde antifasciste, groupuscule d’ultragauche dissous en conseil des ministres le 12 juin 2025, sur décision du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Dans son message, Raphaël Arnault se réjouit de ce qu’il présente comme un geste de soutien à cette mouvance antifasciste, dont il a lui-même été l’une des figures publiques avant son élection à l’Assemblée, comme l’ont rappelé plusieurs médias.
La séquence a immédiatement fait réagir Gérault Verny, député de l’Union des droites pour la République, qui a dénoncé un « scandale » et interpellé la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Il invoque l’arsenal pénal qui encadre les organisations dissoutes : l’article 431-15 du code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende le fait de participer au maintien ou à la reconstitution, ouverte ou déguisée, d’une association dissoute en application de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure.
Selon Le Journal du dimanche et Valeurs actuelles, Gérault Verny affirme avoir reçu ensuite des insultes et menaces en ligne après sa prise de position. Raphaël Arnault lui a répondu sur un ton assumé et provocateur, promettant de porter lui-même le même t-shirt à l’Assemblée « la semaine prochaine ».
En toile de fond, cette séquence ravive le débat sur les limites de la liberté d’expression des députés dans l’hémicycle, l’interdiction de la Jeune Garde étant motivée, selon le décret publié au Journal officiel, par des « agissements violents » et la promotion d’une « culture de l’affrontement » avec des groupes d’ultradroite.
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