samedi 17 janvier 2026
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Venezuela : la réaction d’Emmanuel Macron à l’arrestation de Nicolás Maduro critiquée

par Rédaction Figures Publiques
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La réaction initiale d’Emmanuel Macron à l’arrestation de Nicolas Maduro par les Etats-Unis a suscité de vives critiques, en France, pour son absence de condamnation explicite de l’opération militaire américaine. L’exécutif a ensuite précisé la position française.

L’arrestation de Nicolás Maduro à Caracas lors d’une opération militaire menée par les Etats-Unis a provoqué une réaction en deux temps des autorités françaises. Samedi soir, Emmanuel Macron a publié un message sur le réseau social X dans lequel il s’est félicité de la fin de ce qu’il qualifie de « dictature de Nicolás Maduro », appelant à une « transition pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien ».

Dans cette première prise de parole, le chef de l’Etat n’a pas évoqué la méthode employée par Washington ni le cadre juridique international de l’intervention. Cette omission a suscité de nombreuses critiques dans l’opposition. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une position qu’il estime contraire au droit international, tandis que Olivier Faure a regretté une attitude qu’il juge trop alignée sur celle des Etats-Unis.

Des réserves se sont également exprimées au sein de la majorité présidentielle. L’eurodéputée Renew Nathalie Loiseau a ainsi interrogé les conséquences d’une telle position dans d’autres contextes internationaux. Les critiques ont été renforcées après que le message d’Emmanuel Macron a été relayé favorablement par le président américain Donald Trump.

Face à la controverse, l’exécutif a apporté des précisions. Lundi, en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a indiqué que la « méthode utilisée » par les Etats-Unis pour capturer Nicolás Maduro n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France, selon les propos rapportés par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.

Cette clarification s’inscrit dans la continuité de la déclaration du ministre des Affaires étrangères Jean-Noel Barrot, qui avait estimé dès samedi que « l’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international ».

Le gouvernement a défendu la cohérence de sa communication. Selon Maud Bregeon, la parole du Quai d’Orsay et celle de l’Elysée « forment un tout ». L’ancienne ministre et députée Ensemble Anne Genetet a également affirmé que la position française reposait sur une condamnation de la méthode employée, tout en saluant l’écartement de Nicolás Maduro du pouvoir.

Certaines analyses ont toutefois interrogé les choix diplomatiques de l’exécutif dans un contexte international plus large. Sur BFMTV, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a évoqué l’hypothèse d’une prudence française visant à préserver le dialogue avec Washington, notamment sur le dossier ukrainien. Une lecture contestée par les soutiens du chef de l’Etat, qui assurent que la France maintient une ligne diplomatique cohérente sur l’ensemble des dossiers internationaux.

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