lundi 9 février 2026
Paris : plainte contre Thierry Mariani pour discrimination au logement

Paris : plainte contre Thierry Mariani pour discrimination au logement

par La Rédaction
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L’association La Maison des potes a déposé une plainte contre Thierry Mariani, candidat du Rassemblement national à la mairie de Paris et député européen, pour « provocation à la discrimination au logement ». La procédure vise une promesse de campagne portant sur l’instauration de la « priorité nationale » dans l’accès au logement social à Paris.

Selon l’Agence France-Presse, la plainte a été transmise récemment au parquet de Paris. L’association estime que cette proposition constitue un appel explicite à mettre en œuvre une politique municipale fondée sur un critère de nationalité, interdit par la loi. Elle se fonde notamment sur des éléments figurant sur le site Internet de campagne du candidat.

Vendredi matin, il était encore possible d’y lire la mention « Instaurer la priorité nationale », associée à la promesse de « garantir aux Parisiens et travailleurs l’accès au logement social », dans un même encadré de présentation du programme.

Pour l’association plaignante, cette formulation contrevient au principe d’égalité inscrit dans la Constitution. « Il s’agit d’une violation manifeste de la loi et du principe d’égalité prévu par la Constitution. Ce type de promesse porte atteinte à l’Etat de droit », a déclaré à l’AFP Me Jérôme Karsenti, avocat de La Maison des potes.

Ce dossier s’inscrit dans un contentieux déjà ancien autour de la notion de « priorité nationale » défendue par le Rassemblement national. En septembre 2024, le tribunal correctionnel de Nanterre avait relaxé trois cadres actuels ou anciens du parti, dont le maire d’Hénin-Beaumont Steeve Briois, poursuivis pour complicité de provocation à la discrimination à la suite de la diffusion du « Petit guide pratique de l’élu municipal Front national ».

Dans cette affaire, le parquet avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d’amende à l’encontre de Steeve Briois et de Sophie Montel, alors secrétaire nationale chargée des élus. Le tribunal avait toutefois estimé que leur participation personnelle et volontaire à la publication du document n’était pas suffisamment établie. Une autre cadre du parti, Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck, avait également été relaxée pour insuffisance de preuves, selon l’AFP.

A ce stade, le parquet de Paris n’a pas communiqué sur les suites réservées à la plainte visant Thierry Mariani.

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