dimanche 8 février 2026
Paris : perquisition au siège de X et convocation d'Elon Musk par la justice

Paris : perquisition au siège de X et convocation d’Elon Musk par la justice

par Rédaction Figures Publiques
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La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ordonné ce mardi 3 février 2026 une perquisition dans les locaux français du réseau social X. Cette mesure s’accompagne d’une convocation d’Elon Musk, propriétaire de la plateforme, et de Linda Yaccarino, ancienne directrice générale, pour des auditions libres fixées au 20 avril prochain.

Dans un communiqué diffusé ce jour, la procureure de Paris, Laure Beccuau, précise que ces actes s’inscrivent dans une enquête ouverte début 2025. Initialement motivées par des signalements parlementaires portant sur le fonctionnement des algorithmes, les investigations ont été élargies à des chefs de complicité de détention et de diffusion d’images pédopornographiques, ainsi qu’à la diffusion de deepfakes à caractère sexuel et de contenus négationnistes.

L’opération de perquisition est menée par l’unité nationale cyber de la gendarmerie, avec le concours d’Europol. Selon le parquet, les auditions libres visent à permettre aux dirigeants d’exposer leur position et d’évoquer d’éventuelles mesures de mise en conformité de la plateforme avec la législation française. Outre les dirigeants, plusieurs salariés de l’entreprise sont également attendus pour des témoignages entre le 20 et le 24 avril 2026.

Le dossier a été alimenté par des signalements de députés soulignant des manquements en matière de modération et de transparence algorithmique. La justice française examine également le rôle de l’intelligence artificielle Grok, propriété de X, après la diffusion fin 2025 d’un message contestant la réalité de crimes contre l’humanité. Le directeur de X France, Laurent Buanec, avait pourtant affirmé en janvier 2025 que la plateforme disposait de règles strictes contre les discours de haine.

Cette procédure illustre la stratégie de la section spécialisée du parquet de Paris face aux géants du numérique. Elle intervient après d’autres actions judiciaires visant des plateformes telles que Telegram ou Kick. Pour cette dernière, des mandats d’arrêt ont récemment été émis contre les gérants après leur refus de se présenter aux convocations des autorités françaises.

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